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		<title>LJT</title>
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		<description>Publications de LJT</description>
		<lastBuildDate>Thu, 05 Apr 2012 11:36:59 EST</lastBuildDate>
		<language>fr</language>
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		<item>
			<title>Aide-mémoire - Nouvelle loi C23 sur les communications électroniques</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_95.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_95.sn#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 20 May 2011 09:51:13 EST</pubDate>
			<dc:creator>Lassonde Nicolas</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_95.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>AIDE-M&Eacute;MOIRE</p>
<p><u><strong>Communications &eacute;lectroniques:</strong></u></p>
<p>1.	Obtenir un consentement expr&egrave;s des destinataires avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la loi (opt-in, consentement distinct pour les tiers);<br />
2.	Mettre sur pied un syst&egrave;me efficace de suivi et de conservation des consentements (opt-in, dates de rappel);<br />
3.	R&eacute;viser les conditions d&rsquo;utilisation des sites web afin de s&rsquo;assurer d&rsquo;avoir les consentements pertinents;<br />
4.	R&eacute;viser les fiches abonnement et les courriels d&rsquo;envoi afin de respecter les exigences de la Loi;<br />
5.	Pr&eacute;voir une adresse courriel active pour g&eacute;rer les communications (pas de no-reply) et indiquer l&rsquo;adresse postale de l&rsquo;exp&eacute;diteur;<br />
6.	Traiter les demandes de retrait des listes d&rsquo;envoi selon les d&eacute;lais prescrits (max. 10 jours);<br />
7.	Pr&eacute;ciser sur les adresses courriel affich&eacute;es publiquement si des messages &eacute;lectroniques non sollicit&eacute;s sont refus&eacute;s; et<br />
8.	De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, r&eacute;viser le processus entier de communication &eacute;lectronique.<br />
<br />
<u><strong>Logiciels:<br />
</strong></u></p>
<p>1.	R&eacute;viser les ententes de licence afin de pr&eacute;voir les consentements expr&egrave;s requis pour l&rsquo;installation de logiciels et pour les mises &agrave; jour et mises &agrave; niveau ult&eacute;rieures;<br />
2.	D&eacute;crire en termes simples, clairs et g&eacute;n&eacute;raux la fonction et l&rsquo;objet du logiciel devant &ecirc;tre install&eacute;; et<br />
3.	Fonctions ind&eacute;sirables: s&rsquo;assurer de d&eacute;crire de fa&ccedil;on prescrite les fonctions pr&eacute;cises ainsi que l&rsquo;impact sur l&rsquo;ordinateur vis&eacute; et d&rsquo;obtenir le consentement expr&egrave;s requis.</p>
<p>Si vous souhaitez en savoir davantage sur l&rsquo;impact de la loi C23 sur les activit&eacute;s de votre entreprise ou si vous souhaitiez obtenir des conseils sur les ajustements &agrave; apporter &agrave; vos pratiques en mati&egrave;re de communications &eacute;lectroniques ou de gestion des renseignements personnels, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec un de nos professionnels qui pourra vous fournir de plus amples informations &agrave; ce sujet.</p>
<p>Pour une publication r&eacute;cente traitant de ce sujet, <a target="_blank" href="http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_90.sn">cliquez ici</a><br />
Pour consulter le texte de la L&Eacute;PI, <a target="_blank" href="http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Docid=4901869&amp;file=4">cliquez ici</a></p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> AIDE-M&Eacute;MOIRE</p> 
<p> <u> <strong> Communications &eacute;lectroniques:</strong> </u> </p> 
<p> 1.	Obtenir un consentement expr&egrave;s des destinataires avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la loi (opt-in, consentement distinct pour les tiers);<br /> 
2.	Mettre sur pied un syst&egrave;me efficace de suivi et de conservation des consentements (opt-in, dates de rappel);<br /> 
3.	R&eacute;viser les conditions d&rsquo;utilisation des sites web afin de s&rsquo;assurer d&rsquo;avoir les consentements pertinents;<br /> 
4.	R&eacute;viser les fiches abonnement et les courriels d&rsquo;envoi afin de respecter les exigences de la Loi;<br /> 
5.	Pr&eacute;voir une adresse courriel active pour g&eacute;rer les communications (pas de no-reply) et indiquer l&rsquo;adresse postale de l&rsquo;exp&eacute;diteur;<br /> 
6.	Traiter les demandes de retrait des listes d&rsquo;envoi selon les d&eacute;lais prescrits (max. 10 jours);<br /> 
7.	Pr&eacute;ciser sur les adresses courriel affich&eacute;es publiquement si des messages &eacute;lectroniques non sollicit&eacute;s sont refus&eacute;s; et<br /> 
8.	De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, r&eacute;viser le processus entier de communication &eacute;lectronique.<br /> 
<br /> 
<u> <strong> Logiciels:<br /> 
</strong> </u> </p> 
<p> 1.	R&eacute;viser les ententes de licence afin de pr&eacute;voir les consentements expr&egrave;s requis pour l&rsquo;installation de logiciels et pour les mises &agrave; jour et mises &agrave; niveau ult&eacute;rieures;<br /> 
2.	D&eacute;crire en termes simples, clairs et g&eacute;n&eacute;raux la fonction et l&rsquo;objet du logiciel devant &ecirc;tre install&eacute;; et<br /> 
3.	Fonctions ind&eacute;sirables: s&rsquo;assurer de d&eacute;crire de fa&ccedil;on prescrite les fonctions pr&eacute;cises ainsi que l&rsquo;impact sur l&rsquo;ordinateur vis&eacute; et d&rsquo;obtenir le consentement expr&egrave;s requis.</p> 
<p> Si vous souhaitez en savoir davantage sur l&rsquo;impact de la loi C23 sur les activit&eacute;s de votre entreprise ou si vous souhaitiez obtenir des conseils sur les ajustements &agrave; apporter &agrave; vos pratiques en mati&egrave;re de communications &eacute;lectroniques ou de gestion des renseignements personnels, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec un de nos professionnels qui pourra vous fournir de plus amples informations &agrave; ce sujet.</p> 
<p> Pour une publication r&eacute;cente traitant de ce sujet,  cliquez ici <br /> 
Pour consulter le texte de la L&Eacute;PI,  cliquez ici </p> 
				]]>
			</content:encoded>
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		</item>
		<item>
			<title>Stratégies de fractionnement : oui, mais…</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_96.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_96.sn#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 14:43:18 EST</pubDate>
			<dc:creator>Nahabedian Henri</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_96.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p><strong>Attention au &laquo; Kiddie Tax &raquo;</strong><br />
L&rsquo;une des plus importantes mesures restrictives qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; cet &eacute;gard au cours de la derni&egrave;re d&eacute;cennie est l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu fractionn&eacute; avec des enfants mineurs, commun&eacute;ment appel&eacute; &laquo; kiddie tax &raquo;. D&egrave;s qu&rsquo;un montant assujetti &agrave; cet imp&ocirc;t est re&ccedil;u par un enfant mineur, le taux d&rsquo;imposition marginal maximum y est applicable, et ce, quel que soit le montant vers&eacute;. Dans un tel cas, un entrepreneur n&rsquo;a donc plus aucun avantage &agrave; partager des revenus avec un enfant.<br />
<br />
Le &laquo; kiddie tax &raquo; ne vise pas les planifications entre conjoints ou les planifications impliquant des enfants majeurs. Cependant, plusieurs autres r&egrave;gles dites d&rsquo;attribution peuvent s&rsquo;appliquer dans leur cas. De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, en vertu de ces r&egrave;gles, si une personne pr&ecirc;te ou transfert des biens &agrave; son conjoint ou &agrave; ses enfants, et qu&rsquo;un revenu est r&eacute;alis&eacute; par ces derniers sur ces biens, ce revenu est imposable entre les mains de la personne qui a transf&eacute;r&eacute; ou pr&ecirc;t&eacute; les biens en question.<br />
<br />
<strong>D&eacute;claration de dividendes</strong><br />
Malgr&eacute; le &laquo; kiddie tax &raquo; et les autres r&egrave;gles d&rsquo;attribution, il demeure tout de m&ecirc;me certaines possibilit&eacute;s de fractionnement de revenus entre membres d&rsquo;une m&ecirc;me famille. L&rsquo;une des techniques les plus r&eacute;pandues consiste &agrave; d&eacute;clarer des dividendes discr&eacute;tionnaires &agrave; partir d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; op&eacute;rante dans laquelle la conjointe ou les enfants majeurs d&eacute;tiennent des actions, directement ou par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;une fiducie familiale.<br />
<br />
Prenons l&rsquo;exemple d&rsquo;un entrepreneur ou d&rsquo;un professionnel pouvant s&rsquo;incorporer (tel que m&eacute;decins, dentistes, avocats, comptables, etc.) et dont la conjointe ne travaille pas. Si le professionnel d&eacute;cide d&rsquo;exercer sa profession en soci&eacute;t&eacute;, sa conjointe ou une fiducie familiale dans laquelle elle est b&eacute;n&eacute;ficiaire, pourrait &eacute;galement souscrire &agrave; des actions de la soci&eacute;t&eacute;. Le conseil d&rsquo;administration pourrait alors d&eacute;cider de d&eacute;clarer une partie des dividendes &agrave; l&rsquo;entrepreneur ou une autre partie &agrave; la conjointe ou &agrave; la fiducie familiale au lieu d&rsquo;en d&eacute;clarer la totalit&eacute; &agrave; l&rsquo;entrepreneur.<br />
<br />
<strong>R&eacute;organisation : gel de valeur</strong><br />
Dans l&rsquo;hypoth&egrave;se o&ugrave; une soci&eacute;t&eacute; op&egrave;re d&eacute;j&agrave; depuis un certain temps et que la conjointe ou la fiducie familiale n&rsquo;en sont pas encore actionnaires, habituellement la planification comprend une r&eacute;organisation commun&eacute;ment appel&eacute;e &laquo; gel &raquo;. Les actions d&eacute;tenues par l&rsquo;actionnaire principal avant la r&eacute;organisation sont &eacute;chang&eacute;es contre des actions dont la valeur sera fixe et des actions participantes qui b&eacute;n&eacute;ficieront de la plus-value future de la soci&eacute;t&eacute; sont alors &eacute;mises &agrave; la conjointe ou &agrave; la fiducie familiale.<br />
<br />
D&rsquo;autres strat&eacute;gies de fractionnement existent. Mais quel que soit la strat&eacute;gie adopt&eacute;e, il faudra s&rsquo;assurer qu&rsquo;elle ne soit pas consid&eacute;r&eacute;e comme abusive par les autorit&eacute;s fiscales pour &eacute;viter des cons&eacute;quences f&acirc;cheuses. Nous vous recommandons de contacter un professionnel de la planification fiscale chez LJT afin d&rsquo;&eacute;valuer toutes les options disponibles selon votre situation et ainsi de pouvoir faire des choix judicieux.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> <strong> Attention au &laquo; Kiddie Tax &raquo;</strong> <br /> 
L&rsquo;une des plus importantes mesures restrictives qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; cet &eacute;gard au cours de la derni&egrave;re d&eacute;cennie est l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu fractionn&eacute; avec des enfants mineurs, commun&eacute;ment appel&eacute; &laquo; kiddie tax &raquo;. D&egrave;s qu&rsquo;un montant assujetti &agrave; cet imp&ocirc;t est re&ccedil;u par un enfant mineur, le taux d&rsquo;imposition marginal maximum y est applicable, et ce, quel que soit le montant vers&eacute;. Dans un tel cas, un entrepreneur n&rsquo;a donc plus aucun avantage &agrave; partager des revenus avec un enfant.<br /> 
<br /> 
Le &laquo; kiddie tax &raquo; ne vise pas les planifications entre conjoints ou les planifications impliquant des enfants majeurs. Cependant, plusieurs autres r&egrave;gles dites d&rsquo;attribution peuvent s&rsquo;appliquer dans leur cas. De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, en vertu de ces r&egrave;gles, si une personne pr&ecirc;te ou transfert des biens &agrave; son conjoint ou &agrave; ses enfants, et qu&rsquo;un revenu est r&eacute;alis&eacute; par ces derniers sur ces biens, ce revenu est imposable entre les mains de la personne qui a transf&eacute;r&eacute; ou pr&ecirc;t&eacute; les biens en question.<br /> 
<br /> 
<strong> D&eacute;claration de dividendes</strong> <br /> 
Malgr&eacute; le &laquo; kiddie tax &raquo; et les autres r&egrave;gles d&rsquo;attribution, il demeure tout de m&ecirc;me certaines possibilit&eacute;s de fractionnement de revenus entre membres d&rsquo;une m&ecirc;me famille. L&rsquo;une des techniques les plus r&eacute;pandues consiste &agrave; d&eacute;clarer des dividendes discr&eacute;tionnaires &agrave; partir d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; op&eacute;rante dans laquelle la conjointe ou les enfants majeurs d&eacute;tiennent des actions, directement ou par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;une fiducie familiale.<br /> 
<br /> 
Prenons l&rsquo;exemple d&rsquo;un entrepreneur ou d&rsquo;un professionnel pouvant s&rsquo;incorporer (tel que m&eacute;decins, dentistes, avocats, comptables, etc.) et dont la conjointe ne travaille pas. Si le professionnel d&eacute;cide d&rsquo;exercer sa profession en soci&eacute;t&eacute;, sa conjointe ou une fiducie familiale dans laquelle elle est b&eacute;n&eacute;ficiaire, pourrait &eacute;galement souscrire &agrave; des actions de la soci&eacute;t&eacute;. Le conseil d&rsquo;administration pourrait alors d&eacute;cider de d&eacute;clarer une partie des dividendes &agrave; l&rsquo;entrepreneur ou une autre partie &agrave; la conjointe ou &agrave; la fiducie familiale au lieu d&rsquo;en d&eacute;clarer la totalit&eacute; &agrave; l&rsquo;entrepreneur.<br /> 
<br /> 
<strong> R&eacute;organisation : gel de valeur</strong> <br /> 
Dans l&rsquo;hypoth&egrave;se o&ugrave; une soci&eacute;t&eacute; op&egrave;re d&eacute;j&agrave; depuis un certain temps et que la conjointe ou la fiducie familiale n&rsquo;en sont pas encore actionnaires, habituellement la planification comprend une r&eacute;organisation commun&eacute;ment appel&eacute;e &laquo; gel &raquo;. Les actions d&eacute;tenues par l&rsquo;actionnaire principal avant la r&eacute;organisation sont &eacute;chang&eacute;es contre des actions dont la valeur sera fixe et des actions participantes qui b&eacute;n&eacute;ficieront de la plus-value future de la soci&eacute;t&eacute; sont alors &eacute;mises &agrave; la conjointe ou &agrave; la fiducie familiale.<br /> 
<br /> 
D&rsquo;autres strat&eacute;gies de fractionnement existent. Mais quel que soit la strat&eacute;gie adopt&eacute;e, il faudra s&rsquo;assurer qu&rsquo;elle ne soit pas consid&eacute;r&eacute;e comme abusive par les autorit&eacute;s fiscales pour &eacute;viter des cons&eacute;quences f&acirc;cheuses. Nous vous recommandons de contacter un professionnel de la planification fiscale chez LJT afin d&rsquo;&eacute;valuer toutes les options disponibles selon votre situation et ainsi de pouvoir faire des choix judicieux.</p> 
				]]>
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		</item>
			
		<item>
			<title>En cas d’inaptitude, qui prendrait vos décisions ?</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_97.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_97.sn#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 14:45:51 EST</pubDate>
			<dc:creator> </dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_97.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>Pour &eacute;viter tous probl&egrave;mes potentiels, la solution &agrave; ces questions serait sans contredit la r&eacute;daction de votre mandat en pr&eacute;vision de votre inaptitude (ci-apr&egrave;s le &laquo; mandat de protection &raquo;).<br />
<br />
<strong>Mandat de protection</strong><br />
En effet, le mandat de protection est aussi important qu&rsquo;un testament puisqu'il d&eacute;signe une ou des personnes en qui vous avez confiance, lesquels deviendront vos mandataires aux biens et vos mandataires &agrave; la personne avec tous les pouvoirs que vous leur aurez allou&eacute;s. Le mandat de protection attribue aux mandataires le soin de veiller au bien-&ecirc;tre de votre personne en perte d&rsquo;autonomie et de g&eacute;rer et prot&eacute;ger vos proches, vos entreprises et votre actif, en fonction de ce que vous aurez pr&eacute;vu dans votre mandat de protection. Le pr&eacute;sent article vous permettra de comprendre l&rsquo;importance et le caract&egrave;re essentiel d&rsquo;un mandat de protection &agrave; votre planification personnelle.<br />
<br />
<strong>1. La diff&eacute;rence entre un mandat de protection et un testament.</strong></p>
<p>La diff&eacute;renciation entre ces deux documents est primordiale. En effet, le mandat de protection vous permet de d&eacute;signer une ou plusieurs personnes pour prendre soin de vous et pour administrer vos biens pendant votre inaptitude, lorsque vous &ecirc;tes toujours en vie mais &ecirc;tes dans l&rsquo;impossibilit&eacute; physique ou mentale de le faire vous-m&ecirc;me. Le testament, quant &agrave; lui, vous permet d&rsquo;&eacute;tablir la fa&ccedil;on dont sera distribu&eacute; vos actifs &agrave; votre d&eacute;c&egrave;s. <br />
<br />
<strong>2. Et une procuration g&eacute;n&eacute;rale?</strong><br />
<br />
Une procuration g&eacute;n&eacute;rale est-elle suffisante lors de la survenance de l&rsquo;inaptitude ? Non. Votre procuration g&eacute;n&eacute;rale ne sera malheureusement plus suffisante lors de la survenance de votre inaptitude. La procuration est en vigueur en faveur d&rsquo;une autre personne lorsque vous &ecirc;tes apte &agrave; donner votre consentement. Cette procuration cessera d&rsquo;&ecirc;tre valide &agrave; partir du moment o&ugrave; le tribunal vous d&eacute;clarera inapte puisqu&rsquo;&agrave; ce moment vous ne serez plus r&eacute;put&eacute; &ecirc;tre en mesure de donner votre consentement.  En telle circonstance, seul un mandat de protection, si vous en poss&eacute;diez un, pourra alors &ecirc;tre utilis&eacute;.<br />
<br />
<strong>3. Comment d&eacute;termine-t-on l&rsquo;inaptitude ?</strong><br />
<br />
L&rsquo;&eacute;valuation de l&rsquo;inaptitude sera d&eacute;termin&eacute;e par un m&eacute;decin ainsi que par un travailleur social, un psychologue ou un ergoth&eacute;rapeute, lesquels devront &eacute;mettre, d&rsquo;une part, un rapport d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dical et, d&rsquo;autre part, un rapport d&rsquo;&eacute;valuation psychosocial relativement &agrave; votre &eacute;tat de sant&eacute;. Il peut s&rsquo;agir, par exemple, d&rsquo;un accident c&eacute;r&eacute;braux-vasculaire ou d&rsquo;une maladie d&eacute;g&eacute;n&eacute;rative. Le rapport d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dical statuera sur l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; de votre personne et identifiera les conditions, maladies et sympt&ocirc;mes susceptibles d'influencer votre capacit&eacute; et viendra finalement &eacute;tablir votre degr&eacute; d&rsquo;inaptitude (partielle, totale, temporaire ou permanente). Le rapport d&rsquo;&eacute;valuation psychosocial, quant &agrave; lui, viendra &eacute;tablir votre degr&eacute; d&rsquo;autonomie et votre besoin de protection.</p>
<p><br />
<strong>4. Les &eacute;l&eacute;ments &agrave; pr&eacute;voir au mandat de protection.</strong><br />
<br />
Un notaire saura vous &eacute;clairer sur les divers pouvoirs que vous devrez allouer &agrave; votre mandataire aux biens et &agrave; votre mandataire &agrave; la personne et &eacute;galement sur les r&ocirc;les et les personnes que vous devrez attribuer et d&eacute;signer, eu &eacute;gard &agrave; votre situation personnelle.<br />
<br />
<strong>5. L&rsquo;enregistrement du mandat de protection</strong><br />
<br />
Lorsque le mandat de protection est compl&eacute;t&eacute; et sign&eacute;, il y a lieu de proc&eacute;der &agrave; son enregistrement au Registre des dispositions testamentaires et des mandats en cas d&rsquo;inaptitude de la Chambre des Notaires du Qu&eacute;bec et du Barreau du Qu&eacute;bec. Cet enregistrement permettra &agrave; vos proches de retracer rapidement ce document en cas d&rsquo;inaptitude.<br />
<br />
<strong>6. Le mandat de protection et sa prise d&rsquo;effet.</strong><br />
<br />
Votre mandat de protection deviendra valide &agrave; la suite d&rsquo;une proc&eacute;dure judiciaire, commun&eacute;ment appel&eacute;e l&rsquo;&laquo; homologation du mandat de protection par le tribunal &raquo;. Pour que ce document soit en force et puisse &ecirc;tre utilis&eacute; par les personnes que vous aurez nomm&eacute;es, un jugement de la Cour Sup&eacute;rieure devra &ecirc;tre &eacute;mis. Ce jugement se prononcera sur votre inaptitude, &agrave; la suite de l&rsquo;analyse par le juge des rapports d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dicaux et psychosociaux &eacute;mis par un m&eacute;decin et un professionnel de la sant&eacute; tel que mentionn&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, mais &eacute;galement par l&rsquo;interrogatoire de la personne en perte d&rsquo;autonomie. Cet interrogatoire sera effectu&eacute; par un juge, un greffier ou un notaire, lesquels devront v&eacute;rifier votre degr&eacute; d&rsquo;inaptitude.<br />
<br />
Le r&eacute;gime de protection &agrave; la demande de vos proches<br />
Sans mandat de protection, une personne de votre entourage, suivant les recommandations d&rsquo;un assembl&eacute;e de parents, d&rsquo;alli&eacute;s et d&rsquo;amis, lequel serait form&eacute; suivant les dispositions du Code civil du Qu&eacute;bec, de vos parents, de votre conjoint, de vos fr&egrave;res et s&oelig;urs et de vos enfants, le cas &eacute;ch&eacute;ant, pourrait demander au tribunal de proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;un r&eacute;gime de protection en votre faveur.<br />
<br />
Le tribunal &eacute;tablira alors si votre &eacute;tat de sant&eacute; n&eacute;cessite la nomination d&rsquo;un conseiller, tuteur ou un curateur pour veiller &agrave; votre bien-&ecirc;tre et &agrave; l&rsquo;administration de votre patrimoine. Ce processus judiciaire est beaucoup plus long que la proc&eacute;dure d&rsquo;homologation &eacute;nonc&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment et beaucoup plus on&eacute;reux.<br />
<br />
<strong>Conclusion</strong><br />
<br />
Ainsi, le mandat de protection est un outil essentiel &agrave; la protection de vos proches mais &eacute;galement de votre actif. Si vous d&eacute;sirez obtenir de plus amples informations relativement au mandat de protection ou encore, si vous avez des questions concernant votre situation et la pr&eacute;paration d&rsquo;un tel document, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec l&rsquo;un de nos professionnels.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> Pour &eacute;viter tous probl&egrave;mes potentiels, la solution &agrave; ces questions serait sans contredit la r&eacute;daction de votre mandat en pr&eacute;vision de votre inaptitude (ci-apr&egrave;s le &laquo; mandat de protection &raquo;).<br /> 
<br /> 
<strong> Mandat de protection</strong> <br /> 
En effet, le mandat de protection est aussi important qu&rsquo;un testament puisqu'il d&eacute;signe une ou des personnes en qui vous avez confiance, lesquels deviendront vos mandataires aux biens et vos mandataires &agrave; la personne avec tous les pouvoirs que vous leur aurez allou&eacute;s. Le mandat de protection attribue aux mandataires le soin de veiller au bien-&ecirc;tre de votre personne en perte d&rsquo;autonomie et de g&eacute;rer et prot&eacute;ger vos proches, vos entreprises et votre actif, en fonction de ce que vous aurez pr&eacute;vu dans votre mandat de protection. Le pr&eacute;sent article vous permettra de comprendre l&rsquo;importance et le caract&egrave;re essentiel d&rsquo;un mandat de protection &agrave; votre planification personnelle.<br /> 
<br /> 
<strong> 1. La diff&eacute;rence entre un mandat de protection et un testament.</strong> </p> 
<p> La diff&eacute;renciation entre ces deux documents est primordiale. En effet, le mandat de protection vous permet de d&eacute;signer une ou plusieurs personnes pour prendre soin de vous et pour administrer vos biens pendant votre inaptitude, lorsque vous &ecirc;tes toujours en vie mais &ecirc;tes dans l&rsquo;impossibilit&eacute; physique ou mentale de le faire vous-m&ecirc;me. Le testament, quant &agrave; lui, vous permet d&rsquo;&eacute;tablir la fa&ccedil;on dont sera distribu&eacute; vos actifs &agrave; votre d&eacute;c&egrave;s. <br /> 
<br /> 
<strong> 2. Et une procuration g&eacute;n&eacute;rale?</strong> <br /> 
<br /> 
Une procuration g&eacute;n&eacute;rale est-elle suffisante lors de la survenance de l&rsquo;inaptitude ? Non. Votre procuration g&eacute;n&eacute;rale ne sera malheureusement plus suffisante lors de la survenance de votre inaptitude. La procuration est en vigueur en faveur d&rsquo;une autre personne lorsque vous &ecirc;tes apte &agrave; donner votre consentement. Cette procuration cessera d&rsquo;&ecirc;tre valide &agrave; partir du moment o&ugrave; le tribunal vous d&eacute;clarera inapte puisqu&rsquo;&agrave; ce moment vous ne serez plus r&eacute;put&eacute; &ecirc;tre en mesure de donner votre consentement.  En telle circonstance, seul un mandat de protection, si vous en poss&eacute;diez un, pourra alors &ecirc;tre utilis&eacute;.<br /> 
<br /> 
<strong> 3. Comment d&eacute;termine-t-on l&rsquo;inaptitude ?</strong> <br /> 
<br /> 
L&rsquo;&eacute;valuation de l&rsquo;inaptitude sera d&eacute;termin&eacute;e par un m&eacute;decin ainsi que par un travailleur social, un psychologue ou un ergoth&eacute;rapeute, lesquels devront &eacute;mettre, d&rsquo;une part, un rapport d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dical et, d&rsquo;autre part, un rapport d&rsquo;&eacute;valuation psychosocial relativement &agrave; votre &eacute;tat de sant&eacute;. Il peut s&rsquo;agir, par exemple, d&rsquo;un accident c&eacute;r&eacute;braux-vasculaire ou d&rsquo;une maladie d&eacute;g&eacute;n&eacute;rative. Le rapport d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dical statuera sur l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; de votre personne et identifiera les conditions, maladies et sympt&ocirc;mes susceptibles d'influencer votre capacit&eacute; et viendra finalement &eacute;tablir votre degr&eacute; d&rsquo;inaptitude (partielle, totale, temporaire ou permanente). Le rapport d&rsquo;&eacute;valuation psychosocial, quant &agrave; lui, viendra &eacute;tablir votre degr&eacute; d&rsquo;autonomie et votre besoin de protection.</p> 
<p> <br /> 
<strong> 4. Les &eacute;l&eacute;ments &agrave; pr&eacute;voir au mandat de protection.</strong> <br /> 
<br /> 
Un notaire saura vous &eacute;clairer sur les divers pouvoirs que vous devrez allouer &agrave; votre mandataire aux biens et &agrave; votre mandataire &agrave; la personne et &eacute;galement sur les r&ocirc;les et les personnes que vous devrez attribuer et d&eacute;signer, eu &eacute;gard &agrave; votre situation personnelle.<br /> 
<br /> 
<strong> 5. L&rsquo;enregistrement du mandat de protection</strong> <br /> 
<br /> 
Lorsque le mandat de protection est compl&eacute;t&eacute; et sign&eacute;, il y a lieu de proc&eacute;der &agrave; son enregistrement au Registre des dispositions testamentaires et des mandats en cas d&rsquo;inaptitude de la Chambre des Notaires du Qu&eacute;bec et du Barreau du Qu&eacute;bec. Cet enregistrement permettra &agrave; vos proches de retracer rapidement ce document en cas d&rsquo;inaptitude.<br /> 
<br /> 
<strong> 6. Le mandat de protection et sa prise d&rsquo;effet.</strong> <br /> 
<br /> 
Votre mandat de protection deviendra valide &agrave; la suite d&rsquo;une proc&eacute;dure judiciaire, commun&eacute;ment appel&eacute;e l&rsquo;&laquo; homologation du mandat de protection par le tribunal &raquo;. Pour que ce document soit en force et puisse &ecirc;tre utilis&eacute; par les personnes que vous aurez nomm&eacute;es, un jugement de la Cour Sup&eacute;rieure devra &ecirc;tre &eacute;mis. Ce jugement se prononcera sur votre inaptitude, &agrave; la suite de l&rsquo;analyse par le juge des rapports d&rsquo;&eacute;valuation m&eacute;dicaux et psychosociaux &eacute;mis par un m&eacute;decin et un professionnel de la sant&eacute; tel que mentionn&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, mais &eacute;galement par l&rsquo;interrogatoire de la personne en perte d&rsquo;autonomie. Cet interrogatoire sera effectu&eacute; par un juge, un greffier ou un notaire, lesquels devront v&eacute;rifier votre degr&eacute; d&rsquo;inaptitude.<br /> 
<br /> 
Le r&eacute;gime de protection &agrave; la demande de vos proches<br /> 
Sans mandat de protection, une personne de votre entourage, suivant les recommandations d&rsquo;un assembl&eacute;e de parents, d&rsquo;alli&eacute;s et d&rsquo;amis, lequel serait form&eacute; suivant les dispositions du Code civil du Qu&eacute;bec, de vos parents, de votre conjoint, de vos fr&egrave;res et s&oelig;urs et de vos enfants, le cas &eacute;ch&eacute;ant, pourrait demander au tribunal de proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;un r&eacute;gime de protection en votre faveur.<br /> 
<br /> 
Le tribunal &eacute;tablira alors si votre &eacute;tat de sant&eacute; n&eacute;cessite la nomination d&rsquo;un conseiller, tuteur ou un curateur pour veiller &agrave; votre bien-&ecirc;tre et &agrave; l&rsquo;administration de votre patrimoine. Ce processus judiciaire est beaucoup plus long que la proc&eacute;dure d&rsquo;homologation &eacute;nonc&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment et beaucoup plus on&eacute;reux.<br /> 
<br /> 
<strong> Conclusion</strong> <br /> 
<br /> 
Ainsi, le mandat de protection est un outil essentiel &agrave; la protection de vos proches mais &eacute;galement de votre actif. Si vous d&eacute;sirez obtenir de plus amples informations relativement au mandat de protection ou encore, si vous avez des questions concernant votre situation et la pr&eacute;paration d&rsquo;un tel document, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec l&rsquo;un de nos professionnels.</p> 
				]]>
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		</item>
		<item>
			<title>Vices cachés… le silence n’est pas toujours d’or!</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_98.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_98.sn#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 14:50:07 EST</pubDate>
			<dc:creator>Lemay Jean-François</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_98.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>En effet, si plus tard un litige devait opposer les parties, il sera d&rsquo;autant plus facile de s&rsquo;en sortir en ayant fait preuve de transparence. Certes, dire la v&eacute;rit&eacute; ne met personne &agrave; l&rsquo;abri d&rsquo;un vice r&eacute;ellement cach&eacute;. La garantie l&eacute;gale prot&egrave;ge l&rsquo;acheteur contre tout vice cach&eacute; suffisamment grave, existant au moment de la vente et inconnu de l&rsquo;acheteur. Toutefois, r&eacute;pondre aux questions en toute candeur et divulguer tout ce que l&rsquo;on sait fait au moins obstacle &agrave; un recours en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts sur les cons&eacute;quences dudit vice.<br />
<br />
Nous le verrons plus loin, il peut co&ucirc;ter tr&egrave;s cher de manquer de rigueur lorsque certains sujets sont abord&eacute;s avec r&eacute;ticence ou pire encore, lorsque des d&eacute;fauts ont &eacute;t&eacute; ignor&eacute;s ou tout simplement camoufl&eacute;s. Le recours en vices cach&eacute;s peut facilement devenir une b&ecirc;te indomptable et repr&eacute;senter un gouffre financier pour ses acteurs; d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance d&rsquo;avoir les mains propres lors du processus d&rsquo;achat/vente d&rsquo;une r&eacute;sidence. Voil&agrave; pourquoi il est important de manifester la plus grande ouverture et de ne pas h&eacute;siter &agrave; poser des questions et pareillement, d&rsquo;y r&eacute;pondre en toute simplicit&eacute; mais surtout, en toute exactitude.<br />
<br />
<strong>Dans les souliers du vendeur</strong><br />
Il est primordial pour le vendeur de r&eacute;pondre &agrave; toutes les questions pos&eacute;es par l&rsquo;acheteur avec int&eacute;grit&eacute;, sinc&eacute;rit&eacute; et pr&eacute;cision. &Ccedil;a ne vaut pas la peine de cacher des informations pertinentes dans le but d&rsquo;obtenir un meilleur prix ou de conclure une vente rapidement au premier acheteur potentiel. Le jeu n&rsquo;en vaut tout simplement pas la chandelle; toute forme de r&eacute;ticence viendra hanter le vendeur plus tard. Nos tribunaux se montrent s&eacute;v&egrave;res lorsque le vendeur d&eacute;tient des informations privil&eacute;gi&eacute;es qu&rsquo;il a omis de divulguer &agrave; l&rsquo;acheteur. <br />
<br />
&Agrave; titre d&rsquo;exemples, on a jug&eacute; que le vendeur avait fait preuve de r&eacute;ticence frauduleuse dans un cas o&ugrave; il n&rsquo;avait pas r&eacute;v&eacute;l&eacute; aux acheteurs que sa maison avait &eacute;t&eacute; incendi&eacute;e; et pareillement, dans un autre cas o&ugrave; le vendeur avait pass&eacute; sous silence le fait que les syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;gout et de plomberie n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; install&eacute;s selon les r&egrave;gles de l&rsquo;art . Finalement, le vendeur effectuant de la r&eacute;tention d&rsquo;information pertinente s&rsquo;expose &agrave; une condamnation pour des dommages punitifs. Ce fut le cas pour une venderesse qui, en retenant des informations quant &agrave; une contamination fongique d&eacute;nonc&eacute;e par un professionnel de la sant&eacute; un an avant la vente, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e &agrave; verser la somme de 20,000$ pour son seul comportement fautif .</p>
<p>Bref, le vendeur devrait:<br />
<br />
- R&eacute;pondre aux questions franchement et avec pr&eacute;cision;<br />
- Divulguer toute information pertinente;<br />
- Faire preuve de transparence;<br />
- Porter une attention toute particuli&egrave;re &agrave; la D&eacute;claration du vendeur, document habituellement sign&eacute; par le vendeur en marge de l&rsquo;inspection pr&eacute;achat.<br />
<br />
<strong>La diligence de l&rsquo;acheteur</strong><br />
Mais qu&rsquo;en est-il si le vice n&rsquo;est tout simplement pas cach&eacute; ? N&rsquo;est-ce pas la qualit&eacute; premi&egrave;re d&rsquo;un vice cach&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre justement&hellip; cach&eacute; ? Un d&eacute;faut &eacute;vident ou apparent qu&rsquo;un acheteur choisit d&rsquo;ignorer peut lui faire &eacute;chec &agrave; son recours plus tard. <br />
<br />
Dans la mise en &oelig;uvre de la garantie l&eacute;gale, les tribunaux vont premi&egrave;rement se pencher sur la question de savoir si la r&eacute;sidence objet du litige est affect&eacute;e d&rsquo;un vice cach&eacute;. &Agrave; cette premi&egrave;re &eacute;tape, la Cour cherchera &agrave; savoir quel a &eacute;t&eacute; le comportement de l&rsquo;acheteur. S&rsquo;est-il comport&eacute; en acheteur prudent et diligent ? La Cour supr&ecirc;me nous enseigne que &laquo; on ne s&rsquo;interroge pas simplement sur l&rsquo;ignorance du vice; on cherchera aussi &agrave; d&eacute;terminer si un acheteur raisonnable plac&eacute; dans les m&ecirc;mes circonstances aurait constat&eacute; le vice. &raquo; Pareillement, si l&rsquo;acheteur fait d&eacute;faut de se d&eacute;charger de son devoir d&rsquo;inspection, le vice est alors consid&eacute;r&eacute; comme apparent. En effet, si un acheteur raisonnable aurait pu d&eacute;couvrir le vice, dans un tel cas, la garantie ne s&rsquo;applique pas. <br />
<br />
&Agrave; titre d&rsquo;exemples, on a jug&eacute; que des acheteurs ne s&rsquo;&eacute;taient pas relev&eacute;s de leur d&eacute;faut d&rsquo;avoir recherch&eacute; la cause du vice alors qu&rsquo;ils auraient pu constater, lors de leurs deux visites pr&eacute;achat, que les lattes du plancher de la r&eacute;sidence qu&rsquo;ils comptaient acheter se d&eacute;collaient. R&eacute;cemment, la Cour sup&eacute;rieure du Qu&eacute;bec est all&eacute;e encore plus loin quant au fardeau impos&eacute; &agrave; l&rsquo;acheteur. Elle s&rsquo;est pench&eacute;e sur un litige dans lequel la venderesse avait sign&eacute; un document attestant que les terres vendues avaient &eacute;t&eacute; drain&eacute;es au laser alors que c&rsquo;&eacute;tait faux. Se croyant bern&eacute;, l&rsquo;acheteur a poursuivi pour vices cach&eacute;s. Malgr&eacute; la fausse d&eacute;claration, le recours de l&rsquo;acheteur fut rejet&eacute;. La Cour a bl&acirc;m&eacute; ce dernier qui n&rsquo;a pos&eacute; aucune question quant au drainage des terres.</p>
<p>En r&eacute;sum&eacute;, l&rsquo;acheteur devrait: <br />
<br />
- Poser toutes les questions pertinentes;<br />
- Enqu&ecirc;ter sur le moindre probl&egrave;me;<br />
- Aller au fond des choses;<br />
- Ne rien laisser au hasard;<br />
- Faire diligence et en cas de doute, consulter un expert;<br />
- Recourir aux services d&rsquo;un inspecteur.</p>
<p>Bref, le silence est habituellement d&rsquo;or&hellip; mais pas en mati&egrave;re d&rsquo;achat et de vente immobili&egrave;re. Pour une fois, mieux vaut parler au risque d&rsquo;avoir l&rsquo;air sot, que de se taire et de le d&eacute;montrer !</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> En effet, si plus tard un litige devait opposer les parties, il sera d&rsquo;autant plus facile de s&rsquo;en sortir en ayant fait preuve de transparence. Certes, dire la v&eacute;rit&eacute; ne met personne &agrave; l&rsquo;abri d&rsquo;un vice r&eacute;ellement cach&eacute;. La garantie l&eacute;gale prot&egrave;ge l&rsquo;acheteur contre tout vice cach&eacute; suffisamment grave, existant au moment de la vente et inconnu de l&rsquo;acheteur. Toutefois, r&eacute;pondre aux questions en toute candeur et divulguer tout ce que l&rsquo;on sait fait au moins obstacle &agrave; un recours en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts sur les cons&eacute;quences dudit vice.<br /> 
<br /> 
Nous le verrons plus loin, il peut co&ucirc;ter tr&egrave;s cher de manquer de rigueur lorsque certains sujets sont abord&eacute;s avec r&eacute;ticence ou pire encore, lorsque des d&eacute;fauts ont &eacute;t&eacute; ignor&eacute;s ou tout simplement camoufl&eacute;s. Le recours en vices cach&eacute;s peut facilement devenir une b&ecirc;te indomptable et repr&eacute;senter un gouffre financier pour ses acteurs; d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;importance d&rsquo;avoir les mains propres lors du processus d&rsquo;achat/vente d&rsquo;une r&eacute;sidence. Voil&agrave; pourquoi il est important de manifester la plus grande ouverture et de ne pas h&eacute;siter &agrave; poser des questions et pareillement, d&rsquo;y r&eacute;pondre en toute simplicit&eacute; mais surtout, en toute exactitude.<br /> 
<br /> 
<strong> Dans les souliers du vendeur</strong> <br /> 
Il est primordial pour le vendeur de r&eacute;pondre &agrave; toutes les questions pos&eacute;es par l&rsquo;acheteur avec int&eacute;grit&eacute;, sinc&eacute;rit&eacute; et pr&eacute;cision. &Ccedil;a ne vaut pas la peine de cacher des informations pertinentes dans le but d&rsquo;obtenir un meilleur prix ou de conclure une vente rapidement au premier acheteur potentiel. Le jeu n&rsquo;en vaut tout simplement pas la chandelle; toute forme de r&eacute;ticence viendra hanter le vendeur plus tard. Nos tribunaux se montrent s&eacute;v&egrave;res lorsque le vendeur d&eacute;tient des informations privil&eacute;gi&eacute;es qu&rsquo;il a omis de divulguer &agrave; l&rsquo;acheteur. <br /> 
<br /> 
&Agrave; titre d&rsquo;exemples, on a jug&eacute; que le vendeur avait fait preuve de r&eacute;ticence frauduleuse dans un cas o&ugrave; il n&rsquo;avait pas r&eacute;v&eacute;l&eacute; aux acheteurs que sa maison avait &eacute;t&eacute; incendi&eacute;e; et pareillement, dans un autre cas o&ugrave; le vendeur avait pass&eacute; sous silence le fait que les syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;gout et de plomberie n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; install&eacute;s selon les r&egrave;gles de l&rsquo;art . Finalement, le vendeur effectuant de la r&eacute;tention d&rsquo;information pertinente s&rsquo;expose &agrave; une condamnation pour des dommages punitifs. Ce fut le cas pour une venderesse qui, en retenant des informations quant &agrave; une contamination fongique d&eacute;nonc&eacute;e par un professionnel de la sant&eacute; un an avant la vente, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e &agrave; verser la somme de 20,000$ pour son seul comportement fautif .</p> 
<p> Bref, le vendeur devrait:<br /> 
<br /> 
- R&eacute;pondre aux questions franchement et avec pr&eacute;cision;<br /> 
- Divulguer toute information pertinente;<br /> 
- Faire preuve de transparence;<br /> 
- Porter une attention toute particuli&egrave;re &agrave; la D&eacute;claration du vendeur, document habituellement sign&eacute; par le vendeur en marge de l&rsquo;inspection pr&eacute;achat.<br /> 
<br /> 
<strong> La diligence de l&rsquo;acheteur</strong> <br /> 
Mais qu&rsquo;en est-il si le vice n&rsquo;est tout simplement pas cach&eacute; ? N&rsquo;est-ce pas la qualit&eacute; premi&egrave;re d&rsquo;un vice cach&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre justement&hellip; cach&eacute; ? Un d&eacute;faut &eacute;vident ou apparent qu&rsquo;un acheteur choisit d&rsquo;ignorer peut lui faire &eacute;chec &agrave; son recours plus tard. <br /> 
<br /> 
Dans la mise en &oelig;uvre de la garantie l&eacute;gale, les tribunaux vont premi&egrave;rement se pencher sur la question de savoir si la r&eacute;sidence objet du litige est affect&eacute;e d&rsquo;un vice cach&eacute;. &Agrave; cette premi&egrave;re &eacute;tape, la Cour cherchera &agrave; savoir quel a &eacute;t&eacute; le comportement de l&rsquo;acheteur. S&rsquo;est-il comport&eacute; en acheteur prudent et diligent ? La Cour supr&ecirc;me nous enseigne que &laquo; on ne s&rsquo;interroge pas simplement sur l&rsquo;ignorance du vice; on cherchera aussi &agrave; d&eacute;terminer si un acheteur raisonnable plac&eacute; dans les m&ecirc;mes circonstances aurait constat&eacute; le vice. &raquo; Pareillement, si l&rsquo;acheteur fait d&eacute;faut de se d&eacute;charger de son devoir d&rsquo;inspection, le vice est alors consid&eacute;r&eacute; comme apparent. En effet, si un acheteur raisonnable aurait pu d&eacute;couvrir le vice, dans un tel cas, la garantie ne s&rsquo;applique pas. <br /> 
<br /> 
&Agrave; titre d&rsquo;exemples, on a jug&eacute; que des acheteurs ne s&rsquo;&eacute;taient pas relev&eacute;s de leur d&eacute;faut d&rsquo;avoir recherch&eacute; la cause du vice alors qu&rsquo;ils auraient pu constater, lors de leurs deux visites pr&eacute;achat, que les lattes du plancher de la r&eacute;sidence qu&rsquo;ils comptaient acheter se d&eacute;collaient. R&eacute;cemment, la Cour sup&eacute;rieure du Qu&eacute;bec est all&eacute;e encore plus loin quant au fardeau impos&eacute; &agrave; l&rsquo;acheteur. Elle s&rsquo;est pench&eacute;e sur un litige dans lequel la venderesse avait sign&eacute; un document attestant que les terres vendues avaient &eacute;t&eacute; drain&eacute;es au laser alors que c&rsquo;&eacute;tait faux. Se croyant bern&eacute;, l&rsquo;acheteur a poursuivi pour vices cach&eacute;s. Malgr&eacute; la fausse d&eacute;claration, le recours de l&rsquo;acheteur fut rejet&eacute;. La Cour a bl&acirc;m&eacute; ce dernier qui n&rsquo;a pos&eacute; aucune question quant au drainage des terres.</p> 
<p> En r&eacute;sum&eacute;, l&rsquo;acheteur devrait: <br /> 
<br /> 
- Poser toutes les questions pertinentes;<br /> 
- Enqu&ecirc;ter sur le moindre probl&egrave;me;<br /> 
- Aller au fond des choses;<br /> 
- Ne rien laisser au hasard;<br /> 
- Faire diligence et en cas de doute, consulter un expert;<br /> 
- Recourir aux services d&rsquo;un inspecteur.</p> 
<p> Bref, le silence est habituellement d&rsquo;or&hellip; mais pas en mati&egrave;re d&rsquo;achat et de vente immobili&egrave;re. Pour une fois, mieux vaut parler au risque d&rsquo;avoir l&rsquo;air sot, que de se taire et de le d&eacute;montrer !</p> 
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		</item>
		<item>
			<title>Structure de détention - Fondamental au succès de l’entrepreneur</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_99.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_99.sn#comments</comments>
			<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 10:49:32 EST</pubDate>
			<dc:creator>Forget Éric</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_99.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>Essentiellement, une structure de d&eacute;tention ad&eacute;quate vise &agrave; : <br />
<br />
1) Pr&eacute;parer l&rsquo;entreprise et ses actionnaires en cas d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement et d&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; <br />
2) Favoriser une planification fiscale avantageuse et strat&eacute;gique <br />
3) Contribuer &agrave; la planification successorale et testamentaire de son propri&eacute;taire <br />
<br />
<strong>&Eacute;ventualit&eacute;s <br />
</strong>D&rsquo;abord, les actionnaires d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; font in&eacute;vitablement face, au cours de l&rsquo;existence de l&rsquo;entreprise, &agrave; diverses situations pouvant engendrer des cons&eacute;quences sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;entreprise, sa rentabilit&eacute; et sa responsabilit&eacute;. &Agrave; titre d&rsquo;exemple, un entrepreneur pourrait d&eacute;cider de vendre son entreprise ou d&rsquo;int&eacute;resser une rel&egrave;ve potentielle ou encore un partenaire strat&eacute;gique. Il pourrait choisir de prendre une retraite partielle ou compl&egrave;te, au m&ecirc;me titre que pourrait survenir un d&eacute;c&egrave;s, une inaptitude, un conflit ou des difficult&eacute;s financi&egrave;res, pour ne nommer que quelques &eacute;ventualit&eacute;s. Une strat&eacute;gie de d&eacute;tention d&rsquo;entreprise adapt&eacute;e aux besoins et aux conditions de chaque entrepreneur permet de mieux le pr&eacute;parer &agrave; ce genre d&rsquo;&eacute;ventualit&eacute;s. <br />
<br />
<strong>Fiscalit&eacute; </strong><br />
D&rsquo;un point de vue strictement fiscal, une structure intelligente permet de r&eacute;duire les impacts fiscaux d&eacute;coulant de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces &eacute;v&eacute;nements. R&eacute;aliser une vente totale ou partielle des actions de la soci&eacute;t&eacute; en faveur d&rsquo;un tiers acqu&eacute;reur, de cadres et/ou de partenaires strat&eacute;giques en utilisant la d&eacute;duction pour gain en capital viag&egrave;re du propri&eacute;taire de 750 000$, mais &eacute;galement celle des autres membres de la famille, notamment par le biais d&rsquo;une fiducie familiale, pr&eacute;sente certes un attrait pour tout propri&eacute;taire d&rsquo;entreprise soucieux de l&rsquo;avenir. Une structure bien adapt&eacute;e peut aussi permettre d&rsquo;effectuer du fractionnement de revenus annuellement avec les autres membres de la famille dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;vision du mode de r&eacute;mun&eacute;ration &agrave; l&rsquo;occasion de cette r&eacute;flexion. <br />
<br />
<strong>Succession <br />
</strong>Finalement, la r&eacute;vision de la structure obligera &agrave; poser un regard sur la planification successorale et testamentaire et &agrave; revoir les dispositions testamentaires de l&rsquo;entrepreneur en vue de r&eacute;pondre &agrave; ses objectifs, lesquels peuvent poser certains d&eacute;fis notamment lorsque le principal actif de l&rsquo;entrepreneur est son entreprise que les membres de la famille y soient ou non impliqu&eacute;s. <br />
<br />
Une bonne structure de d&eacute;tention vise donc &agrave; paver la voie en vue de toute &eacute;ventualit&eacute; et de pouvoir r&eacute;aliser les objectifs fix&eacute;s ou envisageables. La r&eacute;flexion et le travail effectu&eacute; par nos professionnels en collaboration avec l&rsquo;entrepreneur permettra notamment de d&eacute;terminer si la structure doit &ecirc;tre actualis&eacute;e, les avantages commerciaux et fiscaux, les op&eacute;rations requises et la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er de nouvelles entit&eacute;s, telles une fiducie familiale ou une soci&eacute;t&eacute; de gestion. Par ailleurs, en pr&eacute;sence d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; comptant plus d&rsquo;un actionnaire, il est possible de prendre en consid&eacute;ration les int&eacute;r&ecirc;ts de chacun en vue de sugg&eacute;rer une structure conciliant leurs objectifs personnels et collectifs. <br />
<br />
Nos professionnels peuvent vous aider pour la planification strat&eacute;gique de ces d&eacute;cisions et pour la r&eacute;alisation et la mise en place de la structure conseill&eacute;e et pr&eacute;conis&eacute;e.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> Essentiellement, une structure de d&eacute;tention ad&eacute;quate vise &agrave; : <br /> 
<br /> 
1) Pr&eacute;parer l&rsquo;entreprise et ses actionnaires en cas d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement et d&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; <br /> 
2) Favoriser une planification fiscale avantageuse et strat&eacute;gique <br /> 
3) Contribuer &agrave; la planification successorale et testamentaire de son propri&eacute;taire <br /> 
<br /> 
<strong> &Eacute;ventualit&eacute;s <br /> 
</strong> D&rsquo;abord, les actionnaires d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; font in&eacute;vitablement face, au cours de l&rsquo;existence de l&rsquo;entreprise, &agrave; diverses situations pouvant engendrer des cons&eacute;quences sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;entreprise, sa rentabilit&eacute; et sa responsabilit&eacute;. &Agrave; titre d&rsquo;exemple, un entrepreneur pourrait d&eacute;cider de vendre son entreprise ou d&rsquo;int&eacute;resser une rel&egrave;ve potentielle ou encore un partenaire strat&eacute;gique. Il pourrait choisir de prendre une retraite partielle ou compl&egrave;te, au m&ecirc;me titre que pourrait survenir un d&eacute;c&egrave;s, une inaptitude, un conflit ou des difficult&eacute;s financi&egrave;res, pour ne nommer que quelques &eacute;ventualit&eacute;s. Une strat&eacute;gie de d&eacute;tention d&rsquo;entreprise adapt&eacute;e aux besoins et aux conditions de chaque entrepreneur permet de mieux le pr&eacute;parer &agrave; ce genre d&rsquo;&eacute;ventualit&eacute;s. <br /> 
<br /> 
<strong> Fiscalit&eacute; </strong> <br /> 
D&rsquo;un point de vue strictement fiscal, une structure intelligente permet de r&eacute;duire les impacts fiscaux d&eacute;coulant de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de ces &eacute;v&eacute;nements. R&eacute;aliser une vente totale ou partielle des actions de la soci&eacute;t&eacute; en faveur d&rsquo;un tiers acqu&eacute;reur, de cadres et/ou de partenaires strat&eacute;giques en utilisant la d&eacute;duction pour gain en capital viag&egrave;re du propri&eacute;taire de 750 000$, mais &eacute;galement celle des autres membres de la famille, notamment par le biais d&rsquo;une fiducie familiale, pr&eacute;sente certes un attrait pour tout propri&eacute;taire d&rsquo;entreprise soucieux de l&rsquo;avenir. Une structure bien adapt&eacute;e peut aussi permettre d&rsquo;effectuer du fractionnement de revenus annuellement avec les autres membres de la famille dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;vision du mode de r&eacute;mun&eacute;ration &agrave; l&rsquo;occasion de cette r&eacute;flexion. <br /> 
<br /> 
<strong> Succession <br /> 
</strong> Finalement, la r&eacute;vision de la structure obligera &agrave; poser un regard sur la planification successorale et testamentaire et &agrave; revoir les dispositions testamentaires de l&rsquo;entrepreneur en vue de r&eacute;pondre &agrave; ses objectifs, lesquels peuvent poser certains d&eacute;fis notamment lorsque le principal actif de l&rsquo;entrepreneur est son entreprise que les membres de la famille y soient ou non impliqu&eacute;s. <br /> 
<br /> 
Une bonne structure de d&eacute;tention vise donc &agrave; paver la voie en vue de toute &eacute;ventualit&eacute; et de pouvoir r&eacute;aliser les objectifs fix&eacute;s ou envisageables. La r&eacute;flexion et le travail effectu&eacute; par nos professionnels en collaboration avec l&rsquo;entrepreneur permettra notamment de d&eacute;terminer si la structure doit &ecirc;tre actualis&eacute;e, les avantages commerciaux et fiscaux, les op&eacute;rations requises et la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er de nouvelles entit&eacute;s, telles une fiducie familiale ou une soci&eacute;t&eacute; de gestion. Par ailleurs, en pr&eacute;sence d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; comptant plus d&rsquo;un actionnaire, il est possible de prendre en consid&eacute;ration les int&eacute;r&ecirc;ts de chacun en vue de sugg&eacute;rer une structure conciliant leurs objectifs personnels et collectifs. <br /> 
<br /> 
Nos professionnels peuvent vous aider pour la planification strat&eacute;gique de ces d&eacute;cisions et pour la r&eacute;alisation et la mise en place de la structure conseill&eacute;e et pr&eacute;conis&eacute;e.</p> 
				]]>
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		</item>
		<item>
			<title>Attention ! Les créanciers ont droit de consulter la convention entre actionnaires</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_100.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_100.sn#comments</comments>
			<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 10:54:32 EST</pubDate>
			<dc:creator>Goulet Emmanuel</dc:creator>
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			<description>
				<![CDATA[
				<p><strong>Convention unanime des actionnaires : de quoi s&rsquo;agit-il?</strong> <br />
<br />
Une convention unanime des actionnaires est un contrat entre tous les actionnaires d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; ayant pour effet de restreindre ou encore de retirer compl&egrave;tement les pouvoirs des administrateurs de la soci&eacute;t&eacute; quant &agrave; la gestion et la surveillance de cette derni&egrave;re. Ce ne sont donc plus les administrateurs, mais bien les actionnaires qui d&eacute;cident de la conduite des affaires de la soci&eacute;t&eacute;. Suivant ce qui a &eacute;t&eacute; &eacute;nonc&eacute; &agrave; cette convention, ces d&eacute;cisions peuvent concerner, par exemple, la vente d&rsquo;une partie de l&rsquo;entreprise ou encore, la d&eacute;claration de dividendes. <br />
<br />
<strong>Un droit de consultation : pourquoi?</strong> <br />
<br />
Les actionnaires, lorsqu&rsquo;ils sont partie &agrave; une convention unanime des actionnaires, peuvent encourir une responsabilit&eacute; personnelle envers les cr&eacute;anciers. S&rsquo;ils retirent tous les pouvoirs au conseil d&rsquo;administration, les nom et domicile de ces actionnaires devront appara&icirc;tre au registre des entreprises. S&rsquo;ils ne font que restreindre les pouvoirs ou en retirer seulement une partie, les nom et domicile de ces actionnaires ne figureront pas au registre. Pour rem&eacute;dier &agrave; cette situation, le l&eacute;gislateur accorde donc le droit aux cr&eacute;anciers de prendre connaissance de la convention unanime des actionnaires afin qu&rsquo;ils puissent d&eacute;terminer dans quelle mesure ils peuvent avoir des recours contre les actionnaires. <br />
<br />
<strong>Impact pour les soci&eacute;t&eacute;s</strong> <br />
<br />
Ce droit a un impact important pour les soci&eacute;t&eacute;s existantes et celles qui seront constitu&eacute;es. En ce qui concerne les soci&eacute;t&eacute;s existantes, o&ugrave; certains droits des administrateurs ont &eacute;t&eacute; restreints ou retir&eacute;s, les actionnaires ne pourront refuser de mettre la convention unanime des actionnaires &agrave; la disposition de leurs cr&eacute;anciers. En ce qui concerne les soci&eacute;t&eacute;s qui seront constitu&eacute;es, celles-ci devront se plier &agrave; cette exigence l&eacute;gale, qu&rsquo;elles aient &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es sous le r&eacute;gime provincial ou f&eacute;d&eacute;ral. <br />
<br />
<strong>Conclusion</strong> <br />
<br />
La question suivante se pose : le droit de consultation accord&eacute; aux cr&eacute;anciers &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la convention unanime des actionnaires s&rsquo;&eacute;tend-il &agrave; l&rsquo;enti&egrave;ret&eacute; du document ou peut-il &ecirc;tre restreint &agrave; l&rsquo;extrait du document regroupant les clauses visant &agrave; restreindre ou retirer les pouvoirs des administrateurs? <br />
<br />
Pour &eacute;viter tout litige &eacute;ventuel avec les cr&eacute;anciers &agrave; cet &eacute;gard et de mani&egrave;re &agrave; limiter l&rsquo;acc&egrave;s de ces derniers &agrave; l&rsquo;information de la soci&eacute;t&eacute;, nous recommandons la cr&eacute;ation de deux documents distincts, soit : <br />
<br />
1) d&rsquo;une part, une convention entre actionnaires, laquelle d&eacute;finit les droits, les obligations, les volont&eacute;s ainsi que la nature du lien entre les actionnaires et la soci&eacute;t&eacute;; et <br />
2) d&rsquo;autre part, une convention unanime des actionnaires, visant &agrave; restreindre ou retirer les pouvoirs des administrateurs. <br />
<br />
Un cr&eacute;ancier de la soci&eacute;t&eacute; d&eacute;sirant acc&eacute;der &agrave; la convention unanime des actionnaires ne pourra ainsi se plaindre d&rsquo;avoir acc&egrave;s uniquement &agrave; l&rsquo;extrait d&rsquo;un document, et ne prendra ainsi connaissance que de l&rsquo;information &agrave; laquelle il a v&eacute;ritablement droit. <br />
<br />
En terminant, il est important de revisiter les conventions unanimes des actionnaires sign&eacute;es avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la LSAQ afin de v&eacute;rifier si celles-ci comportent des informations sensibles, auquel cas, il serait pr&eacute;f&eacute;rable de les mettre &agrave; l&rsquo;abri de la connaissance des cr&eacute;anciers en scindant lesdites conventions. Dans tous les cas, nous sommes d&rsquo;avis que la solution expos&eacute;e m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre adopt&eacute;e et appliqu&eacute;e pour les soci&eacute;t&eacute;s qui seront constitu&eacute;es. <br />
<br />
Nous vous invitons &agrave; communiquer avec nous afin que nous puissions vous conseiller en ce sens.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> <strong> Convention unanime des actionnaires : de quoi s&rsquo;agit-il?</strong>  <br /> 
<br /> 
Une convention unanime des actionnaires est un contrat entre tous les actionnaires d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; ayant pour effet de restreindre ou encore de retirer compl&egrave;tement les pouvoirs des administrateurs de la soci&eacute;t&eacute; quant &agrave; la gestion et la surveillance de cette derni&egrave;re. Ce ne sont donc plus les administrateurs, mais bien les actionnaires qui d&eacute;cident de la conduite des affaires de la soci&eacute;t&eacute;. Suivant ce qui a &eacute;t&eacute; &eacute;nonc&eacute; &agrave; cette convention, ces d&eacute;cisions peuvent concerner, par exemple, la vente d&rsquo;une partie de l&rsquo;entreprise ou encore, la d&eacute;claration de dividendes. <br /> 
<br /> 
<strong> Un droit de consultation : pourquoi?</strong>  <br /> 
<br /> 
Les actionnaires, lorsqu&rsquo;ils sont partie &agrave; une convention unanime des actionnaires, peuvent encourir une responsabilit&eacute; personnelle envers les cr&eacute;anciers. S&rsquo;ils retirent tous les pouvoirs au conseil d&rsquo;administration, les nom et domicile de ces actionnaires devront appara&icirc;tre au registre des entreprises. S&rsquo;ils ne font que restreindre les pouvoirs ou en retirer seulement une partie, les nom et domicile de ces actionnaires ne figureront pas au registre. Pour rem&eacute;dier &agrave; cette situation, le l&eacute;gislateur accorde donc le droit aux cr&eacute;anciers de prendre connaissance de la convention unanime des actionnaires afin qu&rsquo;ils puissent d&eacute;terminer dans quelle mesure ils peuvent avoir des recours contre les actionnaires. <br /> 
<br /> 
<strong> Impact pour les soci&eacute;t&eacute;s</strong>  <br /> 
<br /> 
Ce droit a un impact important pour les soci&eacute;t&eacute;s existantes et celles qui seront constitu&eacute;es. En ce qui concerne les soci&eacute;t&eacute;s existantes, o&ugrave; certains droits des administrateurs ont &eacute;t&eacute; restreints ou retir&eacute;s, les actionnaires ne pourront refuser de mettre la convention unanime des actionnaires &agrave; la disposition de leurs cr&eacute;anciers. En ce qui concerne les soci&eacute;t&eacute;s qui seront constitu&eacute;es, celles-ci devront se plier &agrave; cette exigence l&eacute;gale, qu&rsquo;elles aient &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es sous le r&eacute;gime provincial ou f&eacute;d&eacute;ral. <br /> 
<br /> 
<strong> Conclusion</strong>  <br /> 
<br /> 
La question suivante se pose : le droit de consultation accord&eacute; aux cr&eacute;anciers &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la convention unanime des actionnaires s&rsquo;&eacute;tend-il &agrave; l&rsquo;enti&egrave;ret&eacute; du document ou peut-il &ecirc;tre restreint &agrave; l&rsquo;extrait du document regroupant les clauses visant &agrave; restreindre ou retirer les pouvoirs des administrateurs? <br /> 
<br /> 
Pour &eacute;viter tout litige &eacute;ventuel avec les cr&eacute;anciers &agrave; cet &eacute;gard et de mani&egrave;re &agrave; limiter l&rsquo;acc&egrave;s de ces derniers &agrave; l&rsquo;information de la soci&eacute;t&eacute;, nous recommandons la cr&eacute;ation de deux documents distincts, soit : <br /> 
<br /> 
1) d&rsquo;une part, une convention entre actionnaires, laquelle d&eacute;finit les droits, les obligations, les volont&eacute;s ainsi que la nature du lien entre les actionnaires et la soci&eacute;t&eacute;; et <br /> 
2) d&rsquo;autre part, une convention unanime des actionnaires, visant &agrave; restreindre ou retirer les pouvoirs des administrateurs. <br /> 
<br /> 
Un cr&eacute;ancier de la soci&eacute;t&eacute; d&eacute;sirant acc&eacute;der &agrave; la convention unanime des actionnaires ne pourra ainsi se plaindre d&rsquo;avoir acc&egrave;s uniquement &agrave; l&rsquo;extrait d&rsquo;un document, et ne prendra ainsi connaissance que de l&rsquo;information &agrave; laquelle il a v&eacute;ritablement droit. <br /> 
<br /> 
En terminant, il est important de revisiter les conventions unanimes des actionnaires sign&eacute;es avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la LSAQ afin de v&eacute;rifier si celles-ci comportent des informations sensibles, auquel cas, il serait pr&eacute;f&eacute;rable de les mettre &agrave; l&rsquo;abri de la connaissance des cr&eacute;anciers en scindant lesdites conventions. Dans tous les cas, nous sommes d&rsquo;avis que la solution expos&eacute;e m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre adopt&eacute;e et appliqu&eacute;e pour les soci&eacute;t&eacute;s qui seront constitu&eacute;es. <br /> 
<br /> 
Nous vous invitons &agrave; communiquer avec nous afin que nous puissions vous conseiller en ce sens.</p> 
				]]>
			</content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ljt.ca/fr/publications/comments/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
			<title>Les aventures de Claude Robinson en Cour d’appel</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_101.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_101.sn#comments</comments>
			<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 11:05:36 EST</pubDate>
			<dc:creator>Jonnaert Caroline</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_101.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>Le r&eacute;cent arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel (2), rendu le 20 juillet dernier, semble pour sa part avoir soulev&eacute; moins de r&eacute;actions. Pourtant, s&rsquo;il maintient les conclusions du juge de premi&egrave;re instance relativement &agrave; la violation des droits de Claude Robinson, il diminue consid&eacute;rablement le montant des dommages octroy&eacute;s et blanchit l&rsquo;un des d&eacute;fendeurs. <br />
<br />
<strong>i. Retour sur les faits </strong><br />
<br />
En octobre 1983, Claude Robinson cr&eacute;e les personnages des Aventures de Robinson Curiosit&eacute;. Par la suite, il entame des d&eacute;marches au Canada et aux &Eacute;tats-Unis, afin d&rsquo;int&eacute;resser un producteur &agrave; son projet. Il sollicite alors l&rsquo;aide de CINAR et de ses deux dirigeants, Micheline Charest et Ronald Weinberg, en 1985. CINAR accepte d&rsquo;agir comme consultant pour Robinson, pour la promotion et la vente de la s&eacute;rie aux &Eacute;tats-Unis. Malgr&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de certains diffuseurs am&eacute;ricains, les d&eacute;marches entreprises demeurent sans suite tout comme les d&eacute;marches de Claude Robinson aupr&egrave;s du march&eacute; europ&eacute;en. <br />
<br />
C&rsquo;est en septembre 1995 que l&rsquo;histoire se d&eacute;clenche vraiment. Claude Robinson voit avec surprise des personnages &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, dans la s&eacute;rie d&rsquo;animation Robinson Sucro&euml; qui lui apparaissent fort similaires aux siens. Le g&eacute;n&eacute;rique indique qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une cr&eacute;ation dont l'auteur est Christophe Izard, alors directeur artistique de France Animation, et coproduite par cette derni&egrave;re et CINAR. Claude Robinson et sa soci&eacute;t&eacute; de production Productions Nilem inc. (ci-apr&egrave;s conjointement &laquo; Robinson &raquo;) entament des poursuites judiciaires pour violation des droits d&rsquo;auteur qu&rsquo;ils d&eacute;tiennent sur les personnages de Robinson Curiosit&eacute; et pour violation de droits moraux en vertu de la Loi sur le droit d&rsquo;auteur (ci-apr&egrave;s la &laquo; Loi &raquo;), ainsi qu&rsquo;en responsabilit&eacute; civile. <br />
<br />
<strong>ii. D&eacute;cision en premi&egrave;re instance </strong><br />
<br />
En premi&egrave;re instance, la Cour sup&eacute;rieure, sous la plume de l&rsquo;Honorable juge Auclair, a conclu que les d&eacute;fendeurs ont entrain&eacute; leur responsabilit&eacute; civile et viol&eacute; les droits d&rsquo;auteur, mais non les droits moraux de Robinson, et les a condamn&eacute;s conjointement et solidairement au paiement de dommages s&rsquo;&eacute;levant &agrave; plus de 5,2 millions de dollars. <br />
<br />
<strong>iii. D&eacute;cision en appel <br />
</strong><br />
Les d&eacute;fendeurs ont ensuite d&eacute;cid&eacute; de porter en appel cette d&eacute;cision pour quinze motifs traitant (i) de la violation des droits d&rsquo;auteur, (ii) de leur responsabilit&eacute; civile, ainsi que (iii) des dommages. <br />
<br />
&bull; Violation des droits d&rsquo;auteur <br />
<br />
<u>Bien plus qu&rsquo;une id&eacute;e</u>. Tel que r&eacute;it&eacute;r&eacute; par la Cour d&rsquo;appel, Robinson Curiosit&eacute; est une &oelig;uvre inachev&eacute;e, puisque le projet de s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e ne s&rsquo;est jamais concr&eacute;tis&eacute;, demeurant plut&ocirc;t au stade du d&eacute;veloppement. Or, en mati&egrave;re de droit d&rsquo;auteur, il est reconnu qu&rsquo;une id&eacute;e en soi n&rsquo;est pas prot&eacute;geable, seule son expression l&rsquo;est. Partant de ce principe, un projet n&rsquo;est g&eacute;n&eacute;ralement pas prot&eacute;geable par droit d&rsquo;auteur, &agrave; moins qu&rsquo;il ne soit suffisamment d&eacute;fini. En l&rsquo;esp&egrave;ce, la Cour d&rsquo;appel a conclu que le projet de Robinson &eacute;tait suffisamment d&eacute;velopp&eacute;, d&eacute;passant ainsi le stade des id&eacute;es et se qualifiant d&rsquo;&oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par le droit d&rsquo;auteur. <br />
<br />
<u>Originalit&eacute; des personnages</u>. La Cour d&rsquo;appel a ensuite pr&eacute;cis&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait conclu &agrave; bon droit que l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson, dans sa globalit&eacute;, est originale, c&rsquo;est-&agrave;-dire, qu&rsquo;elle a n&eacute;cessit&eacute; l&rsquo;exercice du talent et du jugement. En effet, selon la Cour, les personnages d&eacute;velopp&eacute;s par Robinson, leur caract&egrave;re, leurs relations et leur environnement, sont suffisamment typ&eacute;s pour &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s par droit d&rsquo;auteur. Certes, l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson est bas&eacute;e sur celle de Defoe, aujourd&rsquo;hui faisant partie du domaine public et donc pouvant vraisemblablement faire l&rsquo;objet d&rsquo;adaptations, mais Robinson a introduit suffisamment de diff&eacute;rences pour que ses personnages deviennent une &oelig;uvre &agrave; part enti&egrave;re. <br />
<br />
<u>Titularit&eacute; des droits</u>. Les d&eacute;fendeurs ont ensuite soutenu que Robinson ne d&eacute;tient pas de droits sur les personnages, car les ayant c&eacute;d&eacute;s &agrave; une compagnie aujourd&rsquo;hui dissoute. La Cour d&rsquo;appel a cependant rejet&eacute; ce moyen d&rsquo;appel, puisque les parties avaient convenu d&rsquo;une remise en &eacute;tat si les fins pour lesquelles leur partenariat a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli disparaissaient. Par cons&eacute;quent, lorsque la compagnie a &eacute;t&eacute; dissoute, Robinson a r&eacute;cup&eacute;r&eacute; ses droits d&rsquo;auteur. <br />
<br />
<u>Reprise substantielle</u>. Ainsi, &agrave; ce stade de l&rsquo;analyse, la Cour d&rsquo;appel a jug&eacute; que Robinson a cr&eacute;&eacute; des personnages originaux b&eacute;n&eacute;ficiant de la protection de droit d&rsquo;auteur et qu&rsquo;il d&eacute;tient des droits d&rsquo;auteur (et moraux) sur ceux-ci. Il est &eacute;galement d&eacute;montr&eacute; que les d&eacute;fendeurs ont eu acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson, aspect non contest&eacute; en appel. Une fois ces &eacute;tapes franchies, la Cour d&rsquo;appel s&rsquo;est pench&eacute;e sur la comparaison des &oelig;uvres en cause, afin d&rsquo;&eacute;valuer si les d&eacute;fendeurs ont plagi&eacute; ou non les personnages de Robinson, c&rsquo;est-&agrave;-dire, s&rsquo;ils ont repris une &laquo; partie substantielle &raquo; de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. &Agrave; cet effet, la Cour d&rsquo;appel a confirm&eacute; la d&eacute;cision du juge Auclair estimant qu&rsquo;en d&eacute;pit des diff&eacute;rences pr&eacute;sentes entre les deux &oelig;uvres en cause, l&rsquo;&oelig;uvre des d&eacute;fendeurs constitue une reprise substantielle de la structure, la composition et l&rsquo;arrangement des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. Il est int&eacute;ressant de noter que la Cour d&rsquo;appel a estim&eacute; que le t&eacute;moignage d&rsquo;experts &eacute;tait n&eacute;cessaire en l&rsquo;esp&egrave;ce, compte tenu de la complexit&eacute; de l&rsquo;affaire (c&rsquo;est-&agrave;-dire la comparaison d&rsquo;une &oelig;uvre &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de projet &agrave; une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, produite et diffus&eacute;e), alors qu&rsquo;habituellement, le recours &agrave; ce type de t&eacute;moignage n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tant n&eacute;cessaire en semblable mati&egrave;re, le juge &eacute;tant g&eacute;n&eacute;ralement en mesure de d&eacute;terminer lui-m&ecirc;me s&rsquo;il y a reprise substantielle ou non. Dans cette affaire toutefois, le t&eacute;moignage d&rsquo;experts a &eacute;t&eacute; jug&eacute; pertinent, car il a notamment permis d&rsquo;&eacute;tablir une comparaison de la forme &laquo; intelligible &raquo; des &oelig;uvres (leur structure, leur composition et l&rsquo;arrangement de leurs &eacute;l&eacute;ments). <br />
<br />
<u>Cr&eacute;ation ind&eacute;pendante</u>. Compte tenu des conclusions relatives &agrave; la contrefa&ccedil;on, les d&eacute;fendeurs ont ensuite eu le fardeau de r&eacute;futer cette preuve en d&eacute;montrant que leur &oelig;uvre est une cr&eacute;ation ind&eacute;pendante. En premi&egrave;re instance, le juge avait conclu que les d&eacute;fendeurs n&rsquo;avaient pas rencontr&eacute; ce fardeau, conclusion confirm&eacute;e par la Cour d&rsquo;appel. <br />
<br />
&bull; Responsabilit&eacute; de certains d&eacute;fendeurs <br />
<br />
La Cour d&rsquo;appel a par la suite examin&eacute; la responsabilit&eacute; de certains acteurs de cette affaire. D&rsquo;abord, le tribunal s&rsquo;est pench&eacute; sur la responsabilit&eacute; de Christian Davin, directeur g&eacute;n&eacute;ral de France Animation (il s&rsquo;agit de la compagnie de production ayant retenu les services de Monsieur Izard, lequel avait propos&eacute; la cr&eacute;ation de l&rsquo;&oelig;uvre Robinson Sucro&euml;). Or, selon la Cour d&rsquo;appel, la preuve qui lui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e ne d&eacute;montre pas que Monsieur Davin avait connaissance de la contrefa&ccedil;on ou avait jou&eacute; un r&ocirc;le quelconque dans celle-ci; sa responsabilit&eacute; ne peut donc &ecirc;tre retenue. La Cour d&rsquo;appel a par ailleurs maintenu les conclusions du juge premi&egrave;re instance quant &agrave; la responsabilit&eacute; des autres d&eacute;fendeurs. <br />
<br />
&bull; Dommages <br />
<br />
Ayant maintenu les conclusions de la Cour sup&eacute;rieure relatives &agrave; la contrefa&ccedil;on, la Cour d&rsquo;appel a ensuite analys&eacute; les r&eacute;parations ordonn&eacute;es par le juge Auclair.</p>
<p><u>Dommages compensatoires et perte de profits</u>. D&rsquo;abord, les d&eacute;fendeurs ont plaid&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait mal appliqu&eacute; l'article 35 de la Loi, lequel pr&eacute;voit les dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires auxquels a droit le titulaire du droit d&rsquo;auteur, ainsi que les profits r&eacute;alis&eacute;s par la personne qui a viol&eacute; ce droit. En ce qui a trait aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires, il s&rsquo;agit du gain manqu&eacute; par Robinson, soit l&rsquo;&eacute;quivalent des sommes qu&rsquo;il aurait touch&eacute;es en cr&eacute;ant la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e au b&eacute;n&eacute;fice des d&eacute;fendeurs. La Cour d&rsquo;appel a estim&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance n&rsquo;avait pas err&eacute; dans l&rsquo;octroi de ces dommages, puisque la preuve a r&eacute;v&eacute;l&eacute; la contrefa&ccedil;on de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. Par contre, la Cour d&rsquo;appel a d&eacute;duit des profits calcul&eacute;s par le juge de premi&egrave;re instance les droits musicaux de la s&eacute;rie des d&eacute;fendeurs (puisque l&rsquo;&oelig;uvre musicale de la s&eacute;rie n&rsquo;&eacute;tait pas une contrefa&ccedil;on de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson), ainsi que l&rsquo;ensemble des investissements effectu&eacute;s par les d&eacute;fendeurs, r&eacute;duisant ainsi le montant des profits de 3 433 608$ &agrave; 2 912 453$. <br />
<br />
<u>Pr&eacute;judice psychologique</u>. Relativement au dommage moral ou psychologique, la Cour d&rsquo;appel a jug&eacute; que la Cour sup&eacute;rieure avait pris en consid&eacute;ration des &eacute;l&eacute;ments qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; prouv&eacute;s, &agrave; savoir l&rsquo;atteinte &agrave; la r&eacute;putation et aux droits moraux de Robinson. Se basant sur le plafond &eacute;tabli par la Cour supr&ecirc;me pour l&rsquo;indemnisation des dommages de nature non p&eacute;cuniaire (3)&nbsp;, la Cour d&rsquo;appel a alors r&eacute;duit l&rsquo;indemnit&eacute; accord&eacute;e &agrave; Robinson de 400 000$ &agrave; 121 350 $. <br />
<br />
<u>Dommages punitifs</u>. La Cour d&rsquo;appel a ensuite examin&eacute; le montant des dommages punitifs octroy&eacute; par le juge de premi&egrave;re instance. Le tribunal a d&rsquo;abord rappel&eacute; que l&rsquo;attribution de tels dommages doit &ecirc;tre pr&eacute;vue dans la loi, au Qu&eacute;bec. Or, en 1996, date &agrave; laquelle les proc&eacute;dures judiciaires ont d&eacute;but&eacute;, la Loi ne pr&eacute;voyait pas cette attribution, celle-ci &eacute;tant apparue en 1997. N&eacute;anmoins, la Cour d&rsquo;appel a r&eacute;cemment estim&eacute; que l'atteinte intentionnelle au droit d'auteur est une atteinte au droit du titulaire &agrave; la jouissance paisible de l'un de ses biens et qu&rsquo;elle constitue une violation de la Charte des droits et libert&eacute;s de la personne (4). De ce fait, une violation de droits d&rsquo;auteur peut entrainer l&rsquo;attribution de dommages punitifs. La Cour a &eacute;galement soulign&eacute; que la condamnation &agrave; de tels dommages n&rsquo;est pas solidaire en l&rsquo;esp&egrave;ce et ce, afin de punir chaque contrevenant pour les actes qu&rsquo;il a pos&eacute;s, en le condamnant &agrave; une somme d&eacute;termin&eacute;e sur mesure pour lui. Enfin, quant au quantum des dommages, le tribunal a estim&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait pris en consid&eacute;ration des &eacute;l&eacute;ments non pertinents dans son analyse (par exemple, les moyens utilis&eacute;s par les d&eacute;fendeurs pour obtenir des subventions). Se basant sur les crit&egrave;res applicables en semblable mati&egrave;re, tels que le degr&eacute; de la conduite r&eacute;pr&eacute;hensible, le besoin de d&eacute;nonciation, ainsi que les dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires qui sont accord&eacute;s, la Cour d&rsquo;appel a r&eacute;duit la somme des dommages punitifs de 1 000 000$ &agrave; 250 000$. <br />
<br />
<u>Honoraires extrajudiciaires</u>. Enfin, la Cour d&rsquo;appel a conclu que le juge de premi&egrave;re instance a correctement exerc&eacute; son pouvoir discr&eacute;tionnaire en octroyant aux demandeurs la somme de 1 500 000$, taxes en sus, &agrave; titre d&rsquo;honoraires extrajudiciaires. <br />
<br />
<strong>iv. Et la suite? </strong><br />
<br />
&Agrave; la lumi&egrave;re de cette d&eacute;cision, on peut croire que le long combat de Claude Robinson est enfin termin&eacute;&hellip; vraiment? Il semble pourtant que non, celui-ci souhaitant apparemment porter cette d&eacute;cision en appel devant la Cour supr&ecirc;me. Mais que le plus haut tribunal entende ou non cette affaire, il n&rsquo;en demeure pas moins que l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel, ainsi que la d&eacute;cision de la Cour sup&eacute;rieure demeurent d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, car conf&eacute;rant une protection autonome aux personnages qu&rsquo;elles jugent suffisamment originaux bien qu&rsquo;&eacute;manant d&rsquo;une &oelig;uvre du domaine public. Ceci &eacute;tant dit, il importe de pr&eacute;ciser que tout personnage n&rsquo;appelle pas n&eacute;cessairement &agrave; la qualification d&rsquo;&oelig;uvre au sens de la Loi, puisque, moins un personnage est d&eacute;velopp&eacute; et caract&eacute;ris&eacute;, moins son auteur pourra revendiquer un droit d&rsquo;auteur dessus.</p>
<p>(1) Robinson c. Films Cinar inc., 2009 QCCS 3793. Pour une analyse d&eacute;taill&eacute;e de cette d&eacute;cision, voir : Caroline JONNAERT, &laquo; La d&eacute;cision Robinson c. Cinar : quelle protection pour les personnages fictifs? &raquo;, Cahiers de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, vol. 22, no. 2, mai 2010. (2) France Animation, s.a. c. Robinson, 2011 QCCA 1361 <br />
(3) Voir la trilogie : Andrews c. Grand Toy Alberta Ltd., [1978] 2 R.C.S. 229 ; Thornton c. School District No. 57 (Prince George), [1978] 2 R.C.S. 267 et Arnold c. Teno, [1978] 2 R.C.S. 287. <br />
(4) Construction Denis Desjardins inc. c. Jeanson, 2010 QCCA 1287 et Charte des droits et libert&eacute;s de la personne, L.R.Q., chapitre C-12.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> Le r&eacute;cent arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel (2), rendu le 20 juillet dernier, semble pour sa part avoir soulev&eacute; moins de r&eacute;actions. Pourtant, s&rsquo;il maintient les conclusions du juge de premi&egrave;re instance relativement &agrave; la violation des droits de Claude Robinson, il diminue consid&eacute;rablement le montant des dommages octroy&eacute;s et blanchit l&rsquo;un des d&eacute;fendeurs. <br /> 
<br /> 
<strong> i. Retour sur les faits </strong> <br /> 
<br /> 
En octobre 1983, Claude Robinson cr&eacute;e les personnages des Aventures de Robinson Curiosit&eacute;. Par la suite, il entame des d&eacute;marches au Canada et aux &Eacute;tats-Unis, afin d&rsquo;int&eacute;resser un producteur &agrave; son projet. Il sollicite alors l&rsquo;aide de CINAR et de ses deux dirigeants, Micheline Charest et Ronald Weinberg, en 1985. CINAR accepte d&rsquo;agir comme consultant pour Robinson, pour la promotion et la vente de la s&eacute;rie aux &Eacute;tats-Unis. Malgr&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de certains diffuseurs am&eacute;ricains, les d&eacute;marches entreprises demeurent sans suite tout comme les d&eacute;marches de Claude Robinson aupr&egrave;s du march&eacute; europ&eacute;en. <br /> 
<br /> 
C&rsquo;est en septembre 1995 que l&rsquo;histoire se d&eacute;clenche vraiment. Claude Robinson voit avec surprise des personnages &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, dans la s&eacute;rie d&rsquo;animation Robinson Sucro&euml; qui lui apparaissent fort similaires aux siens. Le g&eacute;n&eacute;rique indique qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une cr&eacute;ation dont l'auteur est Christophe Izard, alors directeur artistique de France Animation, et coproduite par cette derni&egrave;re et CINAR. Claude Robinson et sa soci&eacute;t&eacute; de production Productions Nilem inc. (ci-apr&egrave;s conjointement &laquo; Robinson &raquo;) entament des poursuites judiciaires pour violation des droits d&rsquo;auteur qu&rsquo;ils d&eacute;tiennent sur les personnages de Robinson Curiosit&eacute; et pour violation de droits moraux en vertu de la Loi sur le droit d&rsquo;auteur (ci-apr&egrave;s la &laquo; Loi &raquo;), ainsi qu&rsquo;en responsabilit&eacute; civile. <br /> 
<br /> 
<strong> ii. D&eacute;cision en premi&egrave;re instance </strong> <br /> 
<br /> 
En premi&egrave;re instance, la Cour sup&eacute;rieure, sous la plume de l&rsquo;Honorable juge Auclair, a conclu que les d&eacute;fendeurs ont entrain&eacute; leur responsabilit&eacute; civile et viol&eacute; les droits d&rsquo;auteur, mais non les droits moraux de Robinson, et les a condamn&eacute;s conjointement et solidairement au paiement de dommages s&rsquo;&eacute;levant &agrave; plus de 5,2 millions de dollars. <br /> 
<br /> 
<strong> iii. D&eacute;cision en appel <br /> 
</strong> <br /> 
Les d&eacute;fendeurs ont ensuite d&eacute;cid&eacute; de porter en appel cette d&eacute;cision pour quinze motifs traitant (i) de la violation des droits d&rsquo;auteur, (ii) de leur responsabilit&eacute; civile, ainsi que (iii) des dommages. <br /> 
<br /> 
&bull; Violation des droits d&rsquo;auteur <br /> 
<br /> 
<u> Bien plus qu&rsquo;une id&eacute;e</u> . Tel que r&eacute;it&eacute;r&eacute; par la Cour d&rsquo;appel, Robinson Curiosit&eacute; est une &oelig;uvre inachev&eacute;e, puisque le projet de s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e ne s&rsquo;est jamais concr&eacute;tis&eacute;, demeurant plut&ocirc;t au stade du d&eacute;veloppement. Or, en mati&egrave;re de droit d&rsquo;auteur, il est reconnu qu&rsquo;une id&eacute;e en soi n&rsquo;est pas prot&eacute;geable, seule son expression l&rsquo;est. Partant de ce principe, un projet n&rsquo;est g&eacute;n&eacute;ralement pas prot&eacute;geable par droit d&rsquo;auteur, &agrave; moins qu&rsquo;il ne soit suffisamment d&eacute;fini. En l&rsquo;esp&egrave;ce, la Cour d&rsquo;appel a conclu que le projet de Robinson &eacute;tait suffisamment d&eacute;velopp&eacute;, d&eacute;passant ainsi le stade des id&eacute;es et se qualifiant d&rsquo;&oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par le droit d&rsquo;auteur. <br /> 
<br /> 
<u> Originalit&eacute; des personnages</u> . La Cour d&rsquo;appel a ensuite pr&eacute;cis&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait conclu &agrave; bon droit que l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson, dans sa globalit&eacute;, est originale, c&rsquo;est-&agrave;-dire, qu&rsquo;elle a n&eacute;cessit&eacute; l&rsquo;exercice du talent et du jugement. En effet, selon la Cour, les personnages d&eacute;velopp&eacute;s par Robinson, leur caract&egrave;re, leurs relations et leur environnement, sont suffisamment typ&eacute;s pour &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s par droit d&rsquo;auteur. Certes, l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson est bas&eacute;e sur celle de Defoe, aujourd&rsquo;hui faisant partie du domaine public et donc pouvant vraisemblablement faire l&rsquo;objet d&rsquo;adaptations, mais Robinson a introduit suffisamment de diff&eacute;rences pour que ses personnages deviennent une &oelig;uvre &agrave; part enti&egrave;re. <br /> 
<br /> 
<u> Titularit&eacute; des droits</u> . Les d&eacute;fendeurs ont ensuite soutenu que Robinson ne d&eacute;tient pas de droits sur les personnages, car les ayant c&eacute;d&eacute;s &agrave; une compagnie aujourd&rsquo;hui dissoute. La Cour d&rsquo;appel a cependant rejet&eacute; ce moyen d&rsquo;appel, puisque les parties avaient convenu d&rsquo;une remise en &eacute;tat si les fins pour lesquelles leur partenariat a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli disparaissaient. Par cons&eacute;quent, lorsque la compagnie a &eacute;t&eacute; dissoute, Robinson a r&eacute;cup&eacute;r&eacute; ses droits d&rsquo;auteur. <br /> 
<br /> 
<u> Reprise substantielle</u> . Ainsi, &agrave; ce stade de l&rsquo;analyse, la Cour d&rsquo;appel a jug&eacute; que Robinson a cr&eacute;&eacute; des personnages originaux b&eacute;n&eacute;ficiant de la protection de droit d&rsquo;auteur et qu&rsquo;il d&eacute;tient des droits d&rsquo;auteur (et moraux) sur ceux-ci. Il est &eacute;galement d&eacute;montr&eacute; que les d&eacute;fendeurs ont eu acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson, aspect non contest&eacute; en appel. Une fois ces &eacute;tapes franchies, la Cour d&rsquo;appel s&rsquo;est pench&eacute;e sur la comparaison des &oelig;uvres en cause, afin d&rsquo;&eacute;valuer si les d&eacute;fendeurs ont plagi&eacute; ou non les personnages de Robinson, c&rsquo;est-&agrave;-dire, s&rsquo;ils ont repris une &laquo; partie substantielle &raquo; de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. &Agrave; cet effet, la Cour d&rsquo;appel a confirm&eacute; la d&eacute;cision du juge Auclair estimant qu&rsquo;en d&eacute;pit des diff&eacute;rences pr&eacute;sentes entre les deux &oelig;uvres en cause, l&rsquo;&oelig;uvre des d&eacute;fendeurs constitue une reprise substantielle de la structure, la composition et l&rsquo;arrangement des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. Il est int&eacute;ressant de noter que la Cour d&rsquo;appel a estim&eacute; que le t&eacute;moignage d&rsquo;experts &eacute;tait n&eacute;cessaire en l&rsquo;esp&egrave;ce, compte tenu de la complexit&eacute; de l&rsquo;affaire (c&rsquo;est-&agrave;-dire la comparaison d&rsquo;une &oelig;uvre &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de projet &agrave; une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, produite et diffus&eacute;e), alors qu&rsquo;habituellement, le recours &agrave; ce type de t&eacute;moignage n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tant n&eacute;cessaire en semblable mati&egrave;re, le juge &eacute;tant g&eacute;n&eacute;ralement en mesure de d&eacute;terminer lui-m&ecirc;me s&rsquo;il y a reprise substantielle ou non. Dans cette affaire toutefois, le t&eacute;moignage d&rsquo;experts a &eacute;t&eacute; jug&eacute; pertinent, car il a notamment permis d&rsquo;&eacute;tablir une comparaison de la forme &laquo; intelligible &raquo; des &oelig;uvres (leur structure, leur composition et l&rsquo;arrangement de leurs &eacute;l&eacute;ments). <br /> 
<br /> 
<u> Cr&eacute;ation ind&eacute;pendante</u> . Compte tenu des conclusions relatives &agrave; la contrefa&ccedil;on, les d&eacute;fendeurs ont ensuite eu le fardeau de r&eacute;futer cette preuve en d&eacute;montrant que leur &oelig;uvre est une cr&eacute;ation ind&eacute;pendante. En premi&egrave;re instance, le juge avait conclu que les d&eacute;fendeurs n&rsquo;avaient pas rencontr&eacute; ce fardeau, conclusion confirm&eacute;e par la Cour d&rsquo;appel. <br /> 
<br /> 
&bull; Responsabilit&eacute; de certains d&eacute;fendeurs <br /> 
<br /> 
La Cour d&rsquo;appel a par la suite examin&eacute; la responsabilit&eacute; de certains acteurs de cette affaire. D&rsquo;abord, le tribunal s&rsquo;est pench&eacute; sur la responsabilit&eacute; de Christian Davin, directeur g&eacute;n&eacute;ral de France Animation (il s&rsquo;agit de la compagnie de production ayant retenu les services de Monsieur Izard, lequel avait propos&eacute; la cr&eacute;ation de l&rsquo;&oelig;uvre Robinson Sucro&euml;). Or, selon la Cour d&rsquo;appel, la preuve qui lui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e ne d&eacute;montre pas que Monsieur Davin avait connaissance de la contrefa&ccedil;on ou avait jou&eacute; un r&ocirc;le quelconque dans celle-ci; sa responsabilit&eacute; ne peut donc &ecirc;tre retenue. La Cour d&rsquo;appel a par ailleurs maintenu les conclusions du juge premi&egrave;re instance quant &agrave; la responsabilit&eacute; des autres d&eacute;fendeurs. <br /> 
<br /> 
&bull; Dommages <br /> 
<br /> 
Ayant maintenu les conclusions de la Cour sup&eacute;rieure relatives &agrave; la contrefa&ccedil;on, la Cour d&rsquo;appel a ensuite analys&eacute; les r&eacute;parations ordonn&eacute;es par le juge Auclair.</p> 
<p> <u> Dommages compensatoires et perte de profits</u> . D&rsquo;abord, les d&eacute;fendeurs ont plaid&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait mal appliqu&eacute; l'article 35 de la Loi, lequel pr&eacute;voit les dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires auxquels a droit le titulaire du droit d&rsquo;auteur, ainsi que les profits r&eacute;alis&eacute;s par la personne qui a viol&eacute; ce droit. En ce qui a trait aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires, il s&rsquo;agit du gain manqu&eacute; par Robinson, soit l&rsquo;&eacute;quivalent des sommes qu&rsquo;il aurait touch&eacute;es en cr&eacute;ant la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e au b&eacute;n&eacute;fice des d&eacute;fendeurs. La Cour d&rsquo;appel a estim&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance n&rsquo;avait pas err&eacute; dans l&rsquo;octroi de ces dommages, puisque la preuve a r&eacute;v&eacute;l&eacute; la contrefa&ccedil;on de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson. Par contre, la Cour d&rsquo;appel a d&eacute;duit des profits calcul&eacute;s par le juge de premi&egrave;re instance les droits musicaux de la s&eacute;rie des d&eacute;fendeurs (puisque l&rsquo;&oelig;uvre musicale de la s&eacute;rie n&rsquo;&eacute;tait pas une contrefa&ccedil;on de l&rsquo;&oelig;uvre de Robinson), ainsi que l&rsquo;ensemble des investissements effectu&eacute;s par les d&eacute;fendeurs, r&eacute;duisant ainsi le montant des profits de 3 433 608$ &agrave; 2 912 453$. <br /> 
<br /> 
<u> Pr&eacute;judice psychologique</u> . Relativement au dommage moral ou psychologique, la Cour d&rsquo;appel a jug&eacute; que la Cour sup&eacute;rieure avait pris en consid&eacute;ration des &eacute;l&eacute;ments qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; prouv&eacute;s, &agrave; savoir l&rsquo;atteinte &agrave; la r&eacute;putation et aux droits moraux de Robinson. Se basant sur le plafond &eacute;tabli par la Cour supr&ecirc;me pour l&rsquo;indemnisation des dommages de nature non p&eacute;cuniaire (3)&nbsp;, la Cour d&rsquo;appel a alors r&eacute;duit l&rsquo;indemnit&eacute; accord&eacute;e &agrave; Robinson de 400 000$ &agrave; 121 350 $. <br /> 
<br /> 
<u> Dommages punitifs</u> . La Cour d&rsquo;appel a ensuite examin&eacute; le montant des dommages punitifs octroy&eacute; par le juge de premi&egrave;re instance. Le tribunal a d&rsquo;abord rappel&eacute; que l&rsquo;attribution de tels dommages doit &ecirc;tre pr&eacute;vue dans la loi, au Qu&eacute;bec. Or, en 1996, date &agrave; laquelle les proc&eacute;dures judiciaires ont d&eacute;but&eacute;, la Loi ne pr&eacute;voyait pas cette attribution, celle-ci &eacute;tant apparue en 1997. N&eacute;anmoins, la Cour d&rsquo;appel a r&eacute;cemment estim&eacute; que l'atteinte intentionnelle au droit d'auteur est une atteinte au droit du titulaire &agrave; la jouissance paisible de l'un de ses biens et qu&rsquo;elle constitue une violation de la Charte des droits et libert&eacute;s de la personne (4). De ce fait, une violation de droits d&rsquo;auteur peut entrainer l&rsquo;attribution de dommages punitifs. La Cour a &eacute;galement soulign&eacute; que la condamnation &agrave; de tels dommages n&rsquo;est pas solidaire en l&rsquo;esp&egrave;ce et ce, afin de punir chaque contrevenant pour les actes qu&rsquo;il a pos&eacute;s, en le condamnant &agrave; une somme d&eacute;termin&eacute;e sur mesure pour lui. Enfin, quant au quantum des dommages, le tribunal a estim&eacute; que le juge de premi&egrave;re instance avait pris en consid&eacute;ration des &eacute;l&eacute;ments non pertinents dans son analyse (par exemple, les moyens utilis&eacute;s par les d&eacute;fendeurs pour obtenir des subventions). Se basant sur les crit&egrave;res applicables en semblable mati&egrave;re, tels que le degr&eacute; de la conduite r&eacute;pr&eacute;hensible, le besoin de d&eacute;nonciation, ainsi que les dommages-int&eacute;r&ecirc;ts compensatoires qui sont accord&eacute;s, la Cour d&rsquo;appel a r&eacute;duit la somme des dommages punitifs de 1 000 000$ &agrave; 250 000$. <br /> 
<br /> 
<u> Honoraires extrajudiciaires</u> . Enfin, la Cour d&rsquo;appel a conclu que le juge de premi&egrave;re instance a correctement exerc&eacute; son pouvoir discr&eacute;tionnaire en octroyant aux demandeurs la somme de 1 500 000$, taxes en sus, &agrave; titre d&rsquo;honoraires extrajudiciaires. <br /> 
<br /> 
<strong> iv. Et la suite? </strong> <br /> 
<br /> 
&Agrave; la lumi&egrave;re de cette d&eacute;cision, on peut croire que le long combat de Claude Robinson est enfin termin&eacute;&hellip; vraiment? Il semble pourtant que non, celui-ci souhaitant apparemment porter cette d&eacute;cision en appel devant la Cour supr&ecirc;me. Mais que le plus haut tribunal entende ou non cette affaire, il n&rsquo;en demeure pas moins que l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel, ainsi que la d&eacute;cision de la Cour sup&eacute;rieure demeurent d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, car conf&eacute;rant une protection autonome aux personnages qu&rsquo;elles jugent suffisamment originaux bien qu&rsquo;&eacute;manant d&rsquo;une &oelig;uvre du domaine public. Ceci &eacute;tant dit, il importe de pr&eacute;ciser que tout personnage n&rsquo;appelle pas n&eacute;cessairement &agrave; la qualification d&rsquo;&oelig;uvre au sens de la Loi, puisque, moins un personnage est d&eacute;velopp&eacute; et caract&eacute;ris&eacute;, moins son auteur pourra revendiquer un droit d&rsquo;auteur dessus.</p> 
<p> (1) Robinson c. Films Cinar inc., 2009 QCCS 3793. Pour une analyse d&eacute;taill&eacute;e de cette d&eacute;cision, voir : Caroline JONNAERT, &laquo; La d&eacute;cision Robinson c. Cinar : quelle protection pour les personnages fictifs? &raquo;, Cahiers de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, vol. 22, no. 2, mai 2010. (2) France Animation, s.a. c. Robinson, 2011 QCCA 1361 <br /> 
(3) Voir la trilogie : Andrews c. Grand Toy Alberta Ltd., [1978] 2 R.C.S. 229 ; Thornton c. School District No. 57 (Prince George), [1978] 2 R.C.S. 267 et Arnold c. Teno, [1978] 2 R.C.S. 287. <br /> 
(4) Construction Denis Desjardins inc. c. Jeanson, 2010 QCCA 1287 et Charte des droits et libert&eacute;s de la personne, L.R.Q., chapitre C-12.</p> 
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		<item>
			<title> Deux nouvelles lois pour les sociétés québécoises</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_102.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_102.sn#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 11:21:58 EST</pubDate>
			<dc:creator>Joly Christian</dc:creator>
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			<description>
				<![CDATA[
				<p><u>1. Plus grande flexibilit&eacute; sur le plan fiscal <br />
</u><br />
La LSAQ est probablement la loi la plus favorable sur le plan fiscal et, en cons&eacute;quence, peut justifier la continuation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; f&eacute;d&eacute;rale en soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise dans le contexte d&rsquo;une r&eacute;organisation et/ou d&rsquo;un gel successoral. <br />
<br />
<u>2. Convention unanime d&rsquo;actionnaires </u><br />
<br />
La LSAQ et la LPLE contiennent de nouvelles dispositions relativement &agrave; la Convention unanime des actionnaires notamment : <br />
<br />
a. si la convention restreint les pouvoirs de votre conseil d&rsquo;administration de g&eacute;rer les activit&eacute;s et les affaires internes de votre soci&eacute;t&eacute; afin que les actionnaires les exercent &agrave; la place des administrateurs (droit de vote sur certaines d&eacute;cisions, par exemple), votre soci&eacute;t&eacute; devra d&eacute;clarer l&rsquo;existence (et non la teneur) de cette convention au registraire des entreprises dans sa prochaine D&eacute;claration de mise &agrave; jour annuelle pour inscription au registre; <br />
<br />
b. si la convention retire tous les pouvoirs de votre conseil d&rsquo;administration de g&eacute;rer les activit&eacute;s et les affaires internes de votre soci&eacute;t&eacute; pour que les actionnaires prennent totalement la place des administrateurs, votre soci&eacute;t&eacute; sera tenue d&rsquo;en d&eacute;clarer l&rsquo;existence (et non la teneur) au registre des entreprises lors du d&eacute;p&ocirc;t de sa prochaine D&eacute;claration de mise &agrave; jour annuelle en donnant les noms et domicile des actionnaires qui assument les devoirs et obligations des administrateurs; <br />
<br />
c. tout cr&eacute;ancier de votre soci&eacute;t&eacute; peut prendre connaissance de la teneur d&rsquo;une telle convention en se pr&eacute;sentant au si&egrave;ge ou au principal &eacute;tablissement de votre soci&eacute;t&eacute; pendant les heures normales d&rsquo;affaires. <br />
<br />
Plusieurs conventions unanimes des actionnaires contiennent des dispositions qui sont la nature de celles mentionn&eacute;es ci-dessus, mais ces m&ecirc;mes conventions contiennent &eacute;galement la plupart du temps des dispositions que les actionnaires pr&eacute;f&egrave;rent ne pas divulguer aux cr&eacute;anciers de la soci&eacute;t&eacute; : droit de premier refus, offre obligatoire aux coactionnaires, clause shot-gun, obligation d&rsquo;injecter du capital suppl&eacute;mentaire, dispositions relatives au d&eacute;c&egrave;s et au retrait des affaires, obligation de cautionnement, prix d&rsquo;achat des actions, engagement de non-concurrence, etc. <br />
<br />
Si la divulgation de ces informations &agrave; vos cr&eacute;anciers vous importe, nous vous recommandons de scinder en deux votre convention unanime des actionnaires actuelle soit : <br />
<br />
&bull; une convention dite &laquo; unanime &raquo; qui ne comprendra que des dispositions qui restreignent ou retirent les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration pour que les actionnaires les exercent; et <br />
<br />
&bull; une convention dite &laquo; entre actionnaires &raquo; qui contiendra les autres dispositions que vous pr&eacute;f&eacute;rez ne pas divulguer aux cr&eacute;anciers de votre soci&eacute;t&eacute;. <br />
<br />
<u>3. L&rsquo;actionnaire unique <br />
</u><br />
La LSAQ introduit un r&eacute;gime simplifi&eacute; concernant l&rsquo;actionnaire unique. Il peut signer la D&eacute;claration de l&rsquo;actionnaire unique qui lui permet de s&rsquo;approprier l&eacute;galement tous les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration. Cette d&eacute;claration doit &ecirc;tre communiqu&eacute;e au registraire des entreprises. Dans une telle &eacute;ventualit&eacute;, les d&eacute;cisions de l&rsquo;actionnaire unique en faveur duquel ont &eacute;t&eacute; retir&eacute;s tous les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration peuvent &ecirc;tre prises par r&eacute;solution &eacute;crite. Tout acte pos&eacute; par l&rsquo;actionnaire unique au nom de la soci&eacute;t&eacute; est r&eacute;put&eacute; autoris&eacute;. Aucune preuve contraire ne peut lui &ecirc;tre oppos&eacute;e. <br />
<br />
L&rsquo;actionnaire unique peut choisir de ne pas constituer de conseil d&rsquo;administration. Il peut &eacute;galement choisir de ne pas nommer de v&eacute;rificateur. <br />
<br />
<u>4. D&eacute;p&ocirc;t en ligne </u><br />
<br />
Tous les documents qui doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;s aupr&egrave;s du registraire des entreprises doivent &ecirc;tre en ligne. Le registraire des entreprises ne fournit plus de formulaire. <br />
<br />
Ainsi, si vous voulez ou devez modifier vos statuts, d&eacute;poser des d&eacute;clarations de mise &agrave; jour annuelles ou courantes, communiquer avec le registraire des entreprises pour d&rsquo;autres fins, cela devra se faire obligatoirement en ligne. <br />
<br />
<u>5. Autres informations d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral <br />
</u><br />
Les administrateurs n&rsquo;ont pas &agrave; &ecirc;tre r&eacute;sidents canadiens ou qu&eacute;b&eacute;cois. <br />
<br />
Votre soci&eacute;t&eacute; peut maintenant accorder une aide financi&egrave;re &agrave; ses actionnaires sans &ecirc;tre tenue de respecter les tests financiers qui avaient cours en vertu de la LCQ. Il faut cependant se rappeler que les administrateurs d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; doivent toujours agir avec prudence et diligence, honn&ecirc;tet&eacute; et loyaut&eacute;, dans le meilleur int&eacute;r&ecirc;t de la soci&eacute;t&eacute;. <br />
<br />
Les actionnaires minoritaires ont maintenant des protections semblables &agrave; celles qu&rsquo;accorde la Loi canadienne sur les soci&eacute;t&eacute;s par actions aux actionnaires minoritaires des soci&eacute;t&eacute;s f&eacute;d&eacute;rales. <br />
<br />
La LSAQ permet la continuation de personnes morales r&eacute;gies par d&rsquo;autres lois que les lois qu&eacute;b&eacute;coises, et par les lois d&rsquo;autres juridictions qui le permettent, en soci&eacute;t&eacute;s qu&rsquo;elle r&eacute;git (importation) et la continuation de soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;elle r&eacute;git en personnes morales d&rsquo;autres juridictions (exportation). &Agrave; titre d&rsquo;exemple, une soci&eacute;t&eacute; f&eacute;d&eacute;rale peut devenir qu&eacute;b&eacute;coise et une soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise peut devenir f&eacute;d&eacute;rale. Vous pourriez donc avoir avantage &agrave; regrouper sous une m&ecirc;me juridiction des soci&eacute;t&eacute;s faisant partie d&rsquo;un groupe de soci&eacute;t&eacute;s non r&eacute;gies par la m&ecirc;me juridiction. <br />
<br />
La LSAQ a apport&eacute; plusieurs nouveaut&eacute;s dans le domaine du droit aff&eacute;rent aux personnes morales qu&eacute;b&eacute;coises. Il nous fera plaisir de discuter avec vous des possibilit&eacute;s que vous offre la nouvelle loi.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> <u> 1. Plus grande flexibilit&eacute; sur le plan fiscal <br /> 
</u> <br /> 
La LSAQ est probablement la loi la plus favorable sur le plan fiscal et, en cons&eacute;quence, peut justifier la continuation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; f&eacute;d&eacute;rale en soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise dans le contexte d&rsquo;une r&eacute;organisation et/ou d&rsquo;un gel successoral. <br /> 
<br /> 
<u> 2. Convention unanime d&rsquo;actionnaires </u> <br /> 
<br /> 
La LSAQ et la LPLE contiennent de nouvelles dispositions relativement &agrave; la Convention unanime des actionnaires notamment : <br /> 
<br /> 
a. si la convention restreint les pouvoirs de votre conseil d&rsquo;administration de g&eacute;rer les activit&eacute;s et les affaires internes de votre soci&eacute;t&eacute; afin que les actionnaires les exercent &agrave; la place des administrateurs (droit de vote sur certaines d&eacute;cisions, par exemple), votre soci&eacute;t&eacute; devra d&eacute;clarer l&rsquo;existence (et non la teneur) de cette convention au registraire des entreprises dans sa prochaine D&eacute;claration de mise &agrave; jour annuelle pour inscription au registre; <br /> 
<br /> 
b. si la convention retire tous les pouvoirs de votre conseil d&rsquo;administration de g&eacute;rer les activit&eacute;s et les affaires internes de votre soci&eacute;t&eacute; pour que les actionnaires prennent totalement la place des administrateurs, votre soci&eacute;t&eacute; sera tenue d&rsquo;en d&eacute;clarer l&rsquo;existence (et non la teneur) au registre des entreprises lors du d&eacute;p&ocirc;t de sa prochaine D&eacute;claration de mise &agrave; jour annuelle en donnant les noms et domicile des actionnaires qui assument les devoirs et obligations des administrateurs; <br /> 
<br /> 
c. tout cr&eacute;ancier de votre soci&eacute;t&eacute; peut prendre connaissance de la teneur d&rsquo;une telle convention en se pr&eacute;sentant au si&egrave;ge ou au principal &eacute;tablissement de votre soci&eacute;t&eacute; pendant les heures normales d&rsquo;affaires. <br /> 
<br /> 
Plusieurs conventions unanimes des actionnaires contiennent des dispositions qui sont la nature de celles mentionn&eacute;es ci-dessus, mais ces m&ecirc;mes conventions contiennent &eacute;galement la plupart du temps des dispositions que les actionnaires pr&eacute;f&egrave;rent ne pas divulguer aux cr&eacute;anciers de la soci&eacute;t&eacute; : droit de premier refus, offre obligatoire aux coactionnaires, clause shot-gun, obligation d&rsquo;injecter du capital suppl&eacute;mentaire, dispositions relatives au d&eacute;c&egrave;s et au retrait des affaires, obligation de cautionnement, prix d&rsquo;achat des actions, engagement de non-concurrence, etc. <br /> 
<br /> 
Si la divulgation de ces informations &agrave; vos cr&eacute;anciers vous importe, nous vous recommandons de scinder en deux votre convention unanime des actionnaires actuelle soit : <br /> 
<br /> 
&bull; une convention dite &laquo; unanime &raquo; qui ne comprendra que des dispositions qui restreignent ou retirent les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration pour que les actionnaires les exercent; et <br /> 
<br /> 
&bull; une convention dite &laquo; entre actionnaires &raquo; qui contiendra les autres dispositions que vous pr&eacute;f&eacute;rez ne pas divulguer aux cr&eacute;anciers de votre soci&eacute;t&eacute;. <br /> 
<br /> 
<u> 3. L&rsquo;actionnaire unique <br /> 
</u> <br /> 
La LSAQ introduit un r&eacute;gime simplifi&eacute; concernant l&rsquo;actionnaire unique. Il peut signer la D&eacute;claration de l&rsquo;actionnaire unique qui lui permet de s&rsquo;approprier l&eacute;galement tous les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration. Cette d&eacute;claration doit &ecirc;tre communiqu&eacute;e au registraire des entreprises. Dans une telle &eacute;ventualit&eacute;, les d&eacute;cisions de l&rsquo;actionnaire unique en faveur duquel ont &eacute;t&eacute; retir&eacute;s tous les pouvoirs du conseil d&rsquo;administration peuvent &ecirc;tre prises par r&eacute;solution &eacute;crite. Tout acte pos&eacute; par l&rsquo;actionnaire unique au nom de la soci&eacute;t&eacute; est r&eacute;put&eacute; autoris&eacute;. Aucune preuve contraire ne peut lui &ecirc;tre oppos&eacute;e. <br /> 
<br /> 
L&rsquo;actionnaire unique peut choisir de ne pas constituer de conseil d&rsquo;administration. Il peut &eacute;galement choisir de ne pas nommer de v&eacute;rificateur. <br /> 
<br /> 
<u> 4. D&eacute;p&ocirc;t en ligne </u> <br /> 
<br /> 
Tous les documents qui doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;s aupr&egrave;s du registraire des entreprises doivent &ecirc;tre en ligne. Le registraire des entreprises ne fournit plus de formulaire. <br /> 
<br /> 
Ainsi, si vous voulez ou devez modifier vos statuts, d&eacute;poser des d&eacute;clarations de mise &agrave; jour annuelles ou courantes, communiquer avec le registraire des entreprises pour d&rsquo;autres fins, cela devra se faire obligatoirement en ligne. <br /> 
<br /> 
<u> 5. Autres informations d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral <br /> 
</u> <br /> 
Les administrateurs n&rsquo;ont pas &agrave; &ecirc;tre r&eacute;sidents canadiens ou qu&eacute;b&eacute;cois. <br /> 
<br /> 
Votre soci&eacute;t&eacute; peut maintenant accorder une aide financi&egrave;re &agrave; ses actionnaires sans &ecirc;tre tenue de respecter les tests financiers qui avaient cours en vertu de la LCQ. Il faut cependant se rappeler que les administrateurs d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; doivent toujours agir avec prudence et diligence, honn&ecirc;tet&eacute; et loyaut&eacute;, dans le meilleur int&eacute;r&ecirc;t de la soci&eacute;t&eacute;. <br /> 
<br /> 
Les actionnaires minoritaires ont maintenant des protections semblables &agrave; celles qu&rsquo;accorde la Loi canadienne sur les soci&eacute;t&eacute;s par actions aux actionnaires minoritaires des soci&eacute;t&eacute;s f&eacute;d&eacute;rales. <br /> 
<br /> 
La LSAQ permet la continuation de personnes morales r&eacute;gies par d&rsquo;autres lois que les lois qu&eacute;b&eacute;coises, et par les lois d&rsquo;autres juridictions qui le permettent, en soci&eacute;t&eacute;s qu&rsquo;elle r&eacute;git (importation) et la continuation de soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;elle r&eacute;git en personnes morales d&rsquo;autres juridictions (exportation). &Agrave; titre d&rsquo;exemple, une soci&eacute;t&eacute; f&eacute;d&eacute;rale peut devenir qu&eacute;b&eacute;coise et une soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise peut devenir f&eacute;d&eacute;rale. Vous pourriez donc avoir avantage &agrave; regrouper sous une m&ecirc;me juridiction des soci&eacute;t&eacute;s faisant partie d&rsquo;un groupe de soci&eacute;t&eacute;s non r&eacute;gies par la m&ecirc;me juridiction. <br /> 
<br /> 
La LSAQ a apport&eacute; plusieurs nouveaut&eacute;s dans le domaine du droit aff&eacute;rent aux personnes morales qu&eacute;b&eacute;coises. Il nous fera plaisir de discuter avec vous des possibilit&eacute;s que vous offre la nouvelle loi.</p> 
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		</item>
		<item>
			<title>Stratégies fiscales pour condos en Floride</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_103.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_103.sn#comments</comments>
			<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 20:55:45 EST</pubDate>
			<dc:creator>Therrien Benoît</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_103.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>Un particulier en Floride est impos&eacute; g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; un taux de 15% s&rsquo;il a d&eacute;tenu le bien pour au moins un an, alors que le taux applicable &agrave; une soci&eacute;t&eacute; sera de &plusmn;40%. Comme un r&eacute;sident canadien doit payer des imp&ocirc;ts au Canada sur ses revenus de source mondiale, tout gain en capital r&eacute;alis&eacute; sera aussi impos&eacute; au Canada au taux marginal de 24,1%.Vous pourrez toutefois b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un cr&eacute;dit d&rsquo;imp&ocirc;t canadien pour l&rsquo;imp&ocirc;t am&eacute;ricain pay&eacute; et ainsi, le taux d&rsquo;imposition global &agrave; la revente de l&rsquo;immeuble sera de 24,1% assumant une imposition au taux marginal. Ainsi, du strict point de vue de la revente de l&rsquo;immeuble, il y a donc un avantage &agrave; le d&eacute;tenir personnellement.<br />
<br />
IMP&Ocirc;TS SUCCESSORAUX AM&Eacute;RICAINS (ESTATE TAX)<br />
<br />
Bien que l&rsquo;imposition rattach&eacute;e &agrave; la revente de l&rsquo;immeuble milite en faveur d&rsquo;une d&eacute;tention personnelle, les cons&eacute;quences d&eacute;coulant de votre d&eacute;c&egrave;s pourraient &ecirc;tre telles qu&rsquo;un tel mode de d&eacute;tention devient impensable. Contrairement au Canada o&ugrave; seules les plus values sont impos&eacute;es au d&eacute;c&egrave;s suivant un m&eacute;canisme de disposition r&eacute;put&eacute; &agrave; la juste valeur marchande, les &Eacute;tats-Unis appliquent plut&ocirc;t un imp&ocirc;t sur la valeur des biens patrimoniaux du d&eacute;funt, imp&ocirc;t applicable &eacute;galement au non-r&eacute;sident d&eacute;tenant des biens avec situs am&eacute;ricain. Le taux de cet imp&ocirc;t est progressif et augmente rapidement pour atteindre un maximum de 35%. Il existe une exemption pour le premier 5 000 000$ de valeur de patrimoine mais cette exemption est prorat&eacute;e pour les non-r&eacute;sidents selon la valeur du patrimoine am&eacute;ricain du d&eacute;funt sur la valeur de son patrimoine mondial. <br />
<br />
Il faut savoir que les imp&ocirc;ts successoraux ne visent pas seulement les biens mais aussi les droits sur ces biens. Ainsi, si les biens sont transf&eacute;r&eacute;s dans une entit&eacute; telle une fiducie ou une soci&eacute;t&eacute; de personnes, ils seront toujours inclus dans le patrimoine assujetti dans la mesure o&ugrave; le c&eacute;dant a conserv&eacute; un droit de possession ou d&rsquo;usage (explicite ou implicite) ou un droit de d&eacute;signer les personnes auxquelles seront &eacute;ventuellement transf&eacute;r&eacute;s les biens. <br />
<br />
Il doit aussi &ecirc;tre pris en compte l&rsquo;application des lois fiscales canadiennes afin d&rsquo;&eacute;viter toute situation de double imposition. <br />
<br />
HISTORIQUE L&Eacute;GISLATIF<br />
<br />
Une pr&eacute;cision importante quant aux modalit&eacute;s d&rsquo;application de l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; : le montant d&rsquo;exemption de m&ecirc;me que les taux d&eacute;coulent d&rsquo;une loi adopt&eacute;e par l&rsquo;administration Bush, laquelle a r&eacute;duit les taux de fa&ccedil;on graduelle jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;limination compl&egrave;te de l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; en 2010. Cette loi comportait toutefois une &laquo; sunset provision &raquo; suivant laquelle le montant d&rsquo;exemption initial (1 000 000$) et le taux marginal (55%) revenaient en vigueur &agrave; compter de 2011 dans la mesure o&ugrave; aucune nouvelle loi n&rsquo;&eacute;tait adopt&eacute;e. Le l&eacute;gislateur am&eacute;ricain a depuis reconduit l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; pour 2011 et 2012 mais les anciennes modalit&eacute;s s&rsquo;appliqueront de nouveau en 2013 si aucune nouvelle loi n&rsquo;est adopt&eacute;e. Il demeure donc une incertitude importante quant aux modalit&eacute;s d&rsquo;application de cet imp&ocirc;t pour l&rsquo;avenir. <br />
<br />
PROBATE FEES<br />
<br />
En plus de l&rsquo;imp&ocirc;t successoral am&eacute;ricain, plusieurs &eacute;tats dont la Floride pr&eacute;voient des frais d&rsquo;homologation de testament (&laquo; probate fees &raquo;). En Floride, ils sont de l&rsquo;ordre de 3% de la valeur des biens mais peuvent &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;s notamment par la d&eacute;tention indirecte des biens par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute;, d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de personnes ou encore d&rsquo;une fiducie. <br />
<br />
OBJECTIFS<br />
<br />
L&rsquo;objectif de toute planification devrait &ecirc;tre de profiter des taux avantageux applicables au gain en capital r&eacute;alis&eacute; par des particuliers (15% US / 24,1% incluant l&rsquo;imp&ocirc;t canadien) en cas de revente du vivant tout en se positionnant pour &eacute;viter les &laquo; probate fees &raquo; ainsi que l&rsquo;imp&ocirc;t successoral en cas de d&eacute;c&egrave;s dans la mesure du possible. <br />
<br />
ID&Eacute;ES DE PLANIFICATION<br />
<br />
La d&eacute;tention personnelle est un mode qui a l&rsquo;avantage de sa simplicit&eacute;. De plus, il permet de profiter du taux r&eacute;duit d&rsquo;imposition sur le gain en capital dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;immeuble est revendu du vivant. Toutefois, les &laquo; probate fees &raquo; de m&ecirc;me que l&rsquo; &laquo; estate tax &raquo; s&rsquo;appliqueront au d&eacute;c&egrave;s. Compte tenu des montants d&rsquo;exemption relativement &eacute;lev&eacute;s (m&ecirc;me r&eacute;duits au prorata), il se peut que ce mode de d&eacute;tention soit avantageux, surtout pour des immeubles de valeur plus modeste, c&rsquo;est du cas par cas. Il est aussi possible de d&eacute;tenir conjointement l&rsquo;immeuble avec une autre personne de fa&ccedil;on &agrave; limiter la valeur assujettie &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t au d&eacute;c&egrave;s. Chaque personne doit toutefois &ecirc;tre en mesure de financer sa part de l&rsquo;acquisition.<br />
<br />
Le &laquo; non recourse loan &raquo; est une solution int&eacute;ressante dans la mesure o&ugrave; il y a un besoin de financement pour l&rsquo;acquisition de la r&eacute;sidence. En effet, les dettes &agrave; recours limit&eacute; (dont le seul recours du cr&eacute;ancier consiste &agrave; r&eacute;aliser la valeur de l&rsquo;immeuble) reli&eacute;es &agrave; la r&eacute;sidence r&eacute;duisent la valeur de patrimoine assujetti du d&eacute;funt du montant de la dette.<br />
<br />
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; par actions a aussi le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre simple. Certains sont d&rsquo;avis que l&rsquo;on &eacute;vitera les imp&ocirc;ts successoraux mais il faut se r&eacute;signer &agrave; payer &plusmn;40% d&rsquo;imp&ocirc;t sur le gain r&eacute;alis&eacute; en cas de revente du vivant. D&rsquo;autres sont d&rsquo;avis que l&rsquo;IRS pourrait appliquer l&rsquo; &laquo; estate tax &raquo; si la soci&eacute;t&eacute; n&rsquo;a d&rsquo;utilit&eacute; que la d&eacute;tention de l&rsquo;immeuble pour &eacute;viter cet imp&ocirc;t. De plus, ce mode de d&eacute;tention aura des cons&eacute;quences au niveau canadien. Si la soci&eacute;t&eacute; ach&egrave;te l&rsquo;immeuble dont se sert personnellement un actionnaire, ce dernier devra s&rsquo;imposer sur la base d&rsquo;un avantage &agrave; l&rsquo;actionnaire. Si la soci&eacute;t&eacute; pr&ecirc;te plut&ocirc;t des fonds &agrave; son actionnaire de fa&ccedil;on &agrave; ce que ce dernier puisse acheter l&rsquo;immeuble, il devra inclure le montant de pr&ecirc;t dans son revenu imposable un an suivant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e de la soci&eacute;t&eacute; pendant laquelle le pr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;.<br />
<br />
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une fiducie peut-&ecirc;tre une solution int&eacute;ressante car elle peut &ecirc;tre efficace pour &eacute;viter les imp&ocirc;ts successoraux mais la personne doit &ecirc;tre pr&ecirc;te &agrave; se d&eacute;partir compl&egrave;tement de l&rsquo;immeuble. Elle ne pourra g&eacute;n&eacute;ralement agir ni &agrave; titre de fiduciaire ni &ecirc;tre b&eacute;n&eacute;ficiaire de la fiducie. <br />
<br />
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de personnes est une solution int&eacute;ressante du fait qu&rsquo;il est possible de s&rsquo;imposer comme un particulier &agrave; la revente du vivant tout en conservant la flexibilit&eacute; n&eacute;cessaire de convertir la soci&eacute;t&eacute; de personnes en soci&eacute;t&eacute; par actions en cas de d&eacute;c&egrave;s et ainsi &eacute;viter les imp&ocirc;ts successoraux. En effet, les entit&eacute;s transparentes telles les soci&eacute;t&eacute;s de personnes peuvent d&eacute;poser un choix fiscal aux &Eacute;tats-Unis afin d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;es comme des soci&eacute;t&eacute;s par actions. Ce choix peut r&eacute;troagir 75 jours et donc, peut &ecirc;tre fait apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un particulier. Toutefois, il n&rsquo;y a aucune garantie que les autorit&eacute;s fiscales am&eacute;ricaines ne contesteront pas une telle planification fiscale. Il est &eacute;galement possible de structurer le financement de la soci&eacute;t&eacute; de personnes pour se positionner avantageusement en cas de d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p>Nous vous invitons &agrave; communiquer si vous souhaitez obtenir des informations additionnelles &agrave; cet &eacute;gard.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> Un particulier en Floride est impos&eacute; g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; un taux de 15% s&rsquo;il a d&eacute;tenu le bien pour au moins un an, alors que le taux applicable &agrave; une soci&eacute;t&eacute; sera de &plusmn;40%. Comme un r&eacute;sident canadien doit payer des imp&ocirc;ts au Canada sur ses revenus de source mondiale, tout gain en capital r&eacute;alis&eacute; sera aussi impos&eacute; au Canada au taux marginal de 24,1%.Vous pourrez toutefois b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un cr&eacute;dit d&rsquo;imp&ocirc;t canadien pour l&rsquo;imp&ocirc;t am&eacute;ricain pay&eacute; et ainsi, le taux d&rsquo;imposition global &agrave; la revente de l&rsquo;immeuble sera de 24,1% assumant une imposition au taux marginal. Ainsi, du strict point de vue de la revente de l&rsquo;immeuble, il y a donc un avantage &agrave; le d&eacute;tenir personnellement.<br /> 
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IMP&Ocirc;TS SUCCESSORAUX AM&Eacute;RICAINS (ESTATE TAX)<br /> 
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Bien que l&rsquo;imposition rattach&eacute;e &agrave; la revente de l&rsquo;immeuble milite en faveur d&rsquo;une d&eacute;tention personnelle, les cons&eacute;quences d&eacute;coulant de votre d&eacute;c&egrave;s pourraient &ecirc;tre telles qu&rsquo;un tel mode de d&eacute;tention devient impensable. Contrairement au Canada o&ugrave; seules les plus values sont impos&eacute;es au d&eacute;c&egrave;s suivant un m&eacute;canisme de disposition r&eacute;put&eacute; &agrave; la juste valeur marchande, les &Eacute;tats-Unis appliquent plut&ocirc;t un imp&ocirc;t sur la valeur des biens patrimoniaux du d&eacute;funt, imp&ocirc;t applicable &eacute;galement au non-r&eacute;sident d&eacute;tenant des biens avec situs am&eacute;ricain. Le taux de cet imp&ocirc;t est progressif et augmente rapidement pour atteindre un maximum de 35%. Il existe une exemption pour le premier 5 000 000$ de valeur de patrimoine mais cette exemption est prorat&eacute;e pour les non-r&eacute;sidents selon la valeur du patrimoine am&eacute;ricain du d&eacute;funt sur la valeur de son patrimoine mondial. <br /> 
<br /> 
Il faut savoir que les imp&ocirc;ts successoraux ne visent pas seulement les biens mais aussi les droits sur ces biens. Ainsi, si les biens sont transf&eacute;r&eacute;s dans une entit&eacute; telle une fiducie ou une soci&eacute;t&eacute; de personnes, ils seront toujours inclus dans le patrimoine assujetti dans la mesure o&ugrave; le c&eacute;dant a conserv&eacute; un droit de possession ou d&rsquo;usage (explicite ou implicite) ou un droit de d&eacute;signer les personnes auxquelles seront &eacute;ventuellement transf&eacute;r&eacute;s les biens. <br /> 
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Il doit aussi &ecirc;tre pris en compte l&rsquo;application des lois fiscales canadiennes afin d&rsquo;&eacute;viter toute situation de double imposition. <br /> 
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HISTORIQUE L&Eacute;GISLATIF<br /> 
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Une pr&eacute;cision importante quant aux modalit&eacute;s d&rsquo;application de l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; : le montant d&rsquo;exemption de m&ecirc;me que les taux d&eacute;coulent d&rsquo;une loi adopt&eacute;e par l&rsquo;administration Bush, laquelle a r&eacute;duit les taux de fa&ccedil;on graduelle jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;limination compl&egrave;te de l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; en 2010. Cette loi comportait toutefois une &laquo; sunset provision &raquo; suivant laquelle le montant d&rsquo;exemption initial (1 000 000$) et le taux marginal (55%) revenaient en vigueur &agrave; compter de 2011 dans la mesure o&ugrave; aucune nouvelle loi n&rsquo;&eacute;tait adopt&eacute;e. Le l&eacute;gislateur am&eacute;ricain a depuis reconduit l&rsquo;&laquo; estate tax &raquo; pour 2011 et 2012 mais les anciennes modalit&eacute;s s&rsquo;appliqueront de nouveau en 2013 si aucune nouvelle loi n&rsquo;est adopt&eacute;e. Il demeure donc une incertitude importante quant aux modalit&eacute;s d&rsquo;application de cet imp&ocirc;t pour l&rsquo;avenir. <br /> 
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PROBATE FEES<br /> 
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En plus de l&rsquo;imp&ocirc;t successoral am&eacute;ricain, plusieurs &eacute;tats dont la Floride pr&eacute;voient des frais d&rsquo;homologation de testament (&laquo; probate fees &raquo;). En Floride, ils sont de l&rsquo;ordre de 3% de la valeur des biens mais peuvent &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;s notamment par la d&eacute;tention indirecte des biens par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute;, d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de personnes ou encore d&rsquo;une fiducie. <br /> 
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OBJECTIFS<br /> 
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L&rsquo;objectif de toute planification devrait &ecirc;tre de profiter des taux avantageux applicables au gain en capital r&eacute;alis&eacute; par des particuliers (15% US / 24,1% incluant l&rsquo;imp&ocirc;t canadien) en cas de revente du vivant tout en se positionnant pour &eacute;viter les &laquo; probate fees &raquo; ainsi que l&rsquo;imp&ocirc;t successoral en cas de d&eacute;c&egrave;s dans la mesure du possible. <br /> 
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ID&Eacute;ES DE PLANIFICATION<br /> 
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La d&eacute;tention personnelle est un mode qui a l&rsquo;avantage de sa simplicit&eacute;. De plus, il permet de profiter du taux r&eacute;duit d&rsquo;imposition sur le gain en capital dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;immeuble est revendu du vivant. Toutefois, les &laquo; probate fees &raquo; de m&ecirc;me que l&rsquo; &laquo; estate tax &raquo; s&rsquo;appliqueront au d&eacute;c&egrave;s. Compte tenu des montants d&rsquo;exemption relativement &eacute;lev&eacute;s (m&ecirc;me r&eacute;duits au prorata), il se peut que ce mode de d&eacute;tention soit avantageux, surtout pour des immeubles de valeur plus modeste, c&rsquo;est du cas par cas. Il est aussi possible de d&eacute;tenir conjointement l&rsquo;immeuble avec une autre personne de fa&ccedil;on &agrave; limiter la valeur assujettie &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t au d&eacute;c&egrave;s. Chaque personne doit toutefois &ecirc;tre en mesure de financer sa part de l&rsquo;acquisition.<br /> 
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Le &laquo; non recourse loan &raquo; est une solution int&eacute;ressante dans la mesure o&ugrave; il y a un besoin de financement pour l&rsquo;acquisition de la r&eacute;sidence. En effet, les dettes &agrave; recours limit&eacute; (dont le seul recours du cr&eacute;ancier consiste &agrave; r&eacute;aliser la valeur de l&rsquo;immeuble) reli&eacute;es &agrave; la r&eacute;sidence r&eacute;duisent la valeur de patrimoine assujetti du d&eacute;funt du montant de la dette.<br /> 
<br /> 
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; par actions a aussi le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre simple. Certains sont d&rsquo;avis que l&rsquo;on &eacute;vitera les imp&ocirc;ts successoraux mais il faut se r&eacute;signer &agrave; payer &plusmn;40% d&rsquo;imp&ocirc;t sur le gain r&eacute;alis&eacute; en cas de revente du vivant. D&rsquo;autres sont d&rsquo;avis que l&rsquo;IRS pourrait appliquer l&rsquo; &laquo; estate tax &raquo; si la soci&eacute;t&eacute; n&rsquo;a d&rsquo;utilit&eacute; que la d&eacute;tention de l&rsquo;immeuble pour &eacute;viter cet imp&ocirc;t. De plus, ce mode de d&eacute;tention aura des cons&eacute;quences au niveau canadien. Si la soci&eacute;t&eacute; ach&egrave;te l&rsquo;immeuble dont se sert personnellement un actionnaire, ce dernier devra s&rsquo;imposer sur la base d&rsquo;un avantage &agrave; l&rsquo;actionnaire. Si la soci&eacute;t&eacute; pr&ecirc;te plut&ocirc;t des fonds &agrave; son actionnaire de fa&ccedil;on &agrave; ce que ce dernier puisse acheter l&rsquo;immeuble, il devra inclure le montant de pr&ecirc;t dans son revenu imposable un an suivant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e de la soci&eacute;t&eacute; pendant laquelle le pr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; effectu&eacute;.<br /> 
<br /> 
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une fiducie peut-&ecirc;tre une solution int&eacute;ressante car elle peut &ecirc;tre efficace pour &eacute;viter les imp&ocirc;ts successoraux mais la personne doit &ecirc;tre pr&ecirc;te &agrave; se d&eacute;partir compl&egrave;tement de l&rsquo;immeuble. Elle ne pourra g&eacute;n&eacute;ralement agir ni &agrave; titre de fiduciaire ni &ecirc;tre b&eacute;n&eacute;ficiaire de la fiducie. <br /> 
<br /> 
La d&eacute;tention par le biais d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; de personnes est une solution int&eacute;ressante du fait qu&rsquo;il est possible de s&rsquo;imposer comme un particulier &agrave; la revente du vivant tout en conservant la flexibilit&eacute; n&eacute;cessaire de convertir la soci&eacute;t&eacute; de personnes en soci&eacute;t&eacute; par actions en cas de d&eacute;c&egrave;s et ainsi &eacute;viter les imp&ocirc;ts successoraux. En effet, les entit&eacute;s transparentes telles les soci&eacute;t&eacute;s de personnes peuvent d&eacute;poser un choix fiscal aux &Eacute;tats-Unis afin d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;es comme des soci&eacute;t&eacute;s par actions. Ce choix peut r&eacute;troagir 75 jours et donc, peut &ecirc;tre fait apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un particulier. Toutefois, il n&rsquo;y a aucune garantie que les autorit&eacute;s fiscales am&eacute;ricaines ne contesteront pas une telle planification fiscale. Il est &eacute;galement possible de structurer le financement de la soci&eacute;t&eacute; de personnes pour se positionner avantageusement en cas de d&eacute;c&egrave;s.</p> 
<p> Nous vous invitons &agrave; communiquer si vous souhaitez obtenir des informations additionnelles &agrave; cet &eacute;gard.</p> 
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		</item>
		<item>
			<title>Publicité sur le Web : marquez votre territoire</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_104.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_104.sn#comments</comments>
			<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 21:01:38 EST</pubDate>
			<dc:creator>Maronani Julie</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_104.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p>Au Canada, les op&eacute;rateurs des moteurs de recherche comme Google n&rsquo;effectuent pas de v&eacute;rification pr&eacute;alable quant &agrave; la l&eacute;galit&eacute; du texte des annonces, ni des mots cl&eacute;s utilis&eacute;s sur leurs plateformes, et il incombe &agrave; l&rsquo;annonceur de s&rsquo;assurer que ses pratiques publicitaires sont l&eacute;gales. Chez les plus grands op&eacute;rateurs, les mots cl&eacute;s sont attribu&eacute;s au moyen d&rsquo;un processus qui s&rsquo;apparente &agrave; une ench&egrave;re et qui est g&eacute;r&eacute; par un guichet sp&eacute;cialis&eacute; de l&rsquo;op&eacute;rateur concern&eacute; (par exemple, AdWords pour Google, ou encore, Microsoft adCenter pour les moteurs Bing et Yahoo !). <br />
<br />
QUOI FAIRE SI UN COMPETITEUR UTILISE VOTRE MARQUE? <br />
<br />
Les services d&rsquo;enqu&ecirc;te des op&eacute;rateurs de moteurs de recherche<br />
<br />
Les principaux op&eacute;rateurs offrent un service d&rsquo;enqu&ecirc;te pour les propri&eacute;taires de marques de commerce qui seraient utilis&eacute;es de fa&ccedil;on abusive ou incorrecte sur leurs moteurs de recherche. Une enqu&ecirc;te &agrave; titre gratuit peut en effet parfois &ecirc;tre effectu&eacute;e par l&rsquo;op&eacute;rateur si le titulaire de la marque fournit des d&eacute;tails relativement &agrave; l&rsquo;utilisation contest&eacute;e. <br />
<br />
Ces services d&rsquo;enqu&ecirc;te comportent toutefois certaines limites. Par exemple, au Canada, les principaux op&eacute;rateurs n&rsquo;effectuent d&rsquo;enqu&ecirc;tes que sur le texte que comporte une annonce. Aucune enqu&ecirc;te ne sera effectu&eacute;e par un op&eacute;rateur si la marque est uniquement utilis&eacute;e comme mot cl&eacute;. Ainsi, si l&rsquo;annonce que diffuse votre comp&eacute;titeur n&rsquo;inclut pas votre marque &agrave; m&ecirc;me le texte de l&rsquo;annonce, ces services d&rsquo;enqu&ecirc;te vous seront peu utiles. <br />
<br />
Il est &eacute;galement &agrave; noter que les services d&rsquo;enqu&ecirc;te offerts par les op&eacute;rateurs s&rsquo;appliquent uniquement aux annonces et ne s&rsquo;&eacute;tendent pas aux r&eacute;sultats de recherche. Si votre marque est r&eacute;pertori&eacute;e dans les r&eacute;sultats de recherche en raison du fait qu&rsquo;elle apparait sur un site Web, vous devez communiquer avec le propri&eacute;taire de ce site directement, et non avec l&rsquo;op&eacute;rateur du moteur de recherche. <br />
<br />
Les recours l&eacute;gaux <br />
<br />
Au Canada, la Loi sur les marques de commerce et d&rsquo;autres dispositions l&eacute;gislatives offrent aux titulaires de marques de commerce des moyens de prot&eacute;ger, entre autres, la valeur commerciale qui est rattach&eacute;e &agrave; ces derni&egrave;res. <br />
<br />
Plusieurs facteurs doivent &ecirc;tre examin&eacute;s afin de d&eacute;terminer les recours possibles  lorsqu&rsquo;un comp&eacute;titeur utilise votre marque dans le cadre des campagnes publicitaires qu&rsquo;il effectue sur un moteur de recherche, ainsi que les chances de succ&egrave;s de tels recours. Parmi les facteurs, on consid&eacute;rera notamment ce qui suit : <br />
<br />
&bull;	si votre marque fait partie du texte de l&rsquo;annonce ou si elle est utilis&eacute;e &agrave; titre de mot cl&eacute; seulement; <br />
<br />
&bull;	la probabilit&eacute; qu&rsquo;un internaute confonde l&rsquo;entreprise de votre comp&eacute;titeur avec la votre en visionnant l&rsquo;annonce et le site Web auquel elle est li&eacute;e; <br />
<br />
&bull;	si vous &ecirc;tes en mesure de d&eacute;montrer que vous subissez ou subirez des pertes li&eacute;es aux agissements de votre comp&eacute;titeur (par ex. migration de la client&egrave;le, baisse du chiffre d&rsquo;affaires ou autre type de pr&eacute;judice); <br />
<br />
&bull;	si votre marque est employ&eacute;e en liaison avec des marchandises ou des services; <br />
<br />
&bull;	si votre marque fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement aupr&egrave;s de l&rsquo;Office de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle du Canada. <br />
<br />
&Agrave; ce jour, les tribunaux au Canada n&rsquo;ont rendu que quelques d&eacute;cisions sur l&rsquo;utilisation d&rsquo;une marque dans un contexte de publicit&eacute; effectu&eacute;e sur les moteurs de recherche, que ce soit en vertu de la Loi sur les marques de commerce ou d&rsquo;autres dispositions l&eacute;gislatives. Dans les d&eacute;cisions rendues, les tribunaux ont g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t permissifs &agrave; l&rsquo;endroit des comp&eacute;titeurs. Cependant, chaque cas est un cas d&rsquo;esp&egrave;ce et il convient d&rsquo;examiner l&rsquo;utilisation exacte qui est effectu&eacute;e de votre marque afin d&rsquo;&eacute;valuer les chances de succ&egrave;s d&rsquo;un recours. D&eacute;pendamment des circonstances, l&rsquo;envoi d&rsquo;une mise en demeure &agrave; votre comp&eacute;titeur peut constituer une mani&egrave;re appropri&eacute;e d&rsquo;informer celui-ci que vous &ecirc;tes en d&eacute;saccord avec l&rsquo;usage qu&rsquo;il effectue de votre marque et de faire cesser ses agissements. <br />
<br />
Si vous souhaitiez en savoir davantage sur la fa&ccedil;on de prot&eacute;ger vos marques de commerce ou si vous souhaitiez obtenir des conseils sur tout autre aspect li&eacute; &agrave; vos marques, tels la disponibilit&eacute; et le caract&egrave;re enregistrable d&rsquo;un nom ou d&rsquo;une image que vous envisagez utiliser &agrave; titre de marque, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec <a href="http://www.ljt.ca/fr/cabinet-avocats/equipe/Jonnaert-Caroline.sn" target="_blank">Me Caroline Jonnaert</a> et <a href="http://www.ljt.ca/fr/cabinet-avocats/equipe/Maronani-Julie.sn">Me Julie Maronani</a> afin que nous vous fournissions de plus amples informations &agrave; ce sujet.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> Au Canada, les op&eacute;rateurs des moteurs de recherche comme Google n&rsquo;effectuent pas de v&eacute;rification pr&eacute;alable quant &agrave; la l&eacute;galit&eacute; du texte des annonces, ni des mots cl&eacute;s utilis&eacute;s sur leurs plateformes, et il incombe &agrave; l&rsquo;annonceur de s&rsquo;assurer que ses pratiques publicitaires sont l&eacute;gales. Chez les plus grands op&eacute;rateurs, les mots cl&eacute;s sont attribu&eacute;s au moyen d&rsquo;un processus qui s&rsquo;apparente &agrave; une ench&egrave;re et qui est g&eacute;r&eacute; par un guichet sp&eacute;cialis&eacute; de l&rsquo;op&eacute;rateur concern&eacute; (par exemple, AdWords pour Google, ou encore, Microsoft adCenter pour les moteurs Bing et Yahoo !). <br /> 
<br /> 
QUOI FAIRE SI UN COMPETITEUR UTILISE VOTRE MARQUE? <br /> 
<br /> 
Les services d&rsquo;enqu&ecirc;te des op&eacute;rateurs de moteurs de recherche<br /> 
<br /> 
Les principaux op&eacute;rateurs offrent un service d&rsquo;enqu&ecirc;te pour les propri&eacute;taires de marques de commerce qui seraient utilis&eacute;es de fa&ccedil;on abusive ou incorrecte sur leurs moteurs de recherche. Une enqu&ecirc;te &agrave; titre gratuit peut en effet parfois &ecirc;tre effectu&eacute;e par l&rsquo;op&eacute;rateur si le titulaire de la marque fournit des d&eacute;tails relativement &agrave; l&rsquo;utilisation contest&eacute;e. <br /> 
<br /> 
Ces services d&rsquo;enqu&ecirc;te comportent toutefois certaines limites. Par exemple, au Canada, les principaux op&eacute;rateurs n&rsquo;effectuent d&rsquo;enqu&ecirc;tes que sur le texte que comporte une annonce. Aucune enqu&ecirc;te ne sera effectu&eacute;e par un op&eacute;rateur si la marque est uniquement utilis&eacute;e comme mot cl&eacute;. Ainsi, si l&rsquo;annonce que diffuse votre comp&eacute;titeur n&rsquo;inclut pas votre marque &agrave; m&ecirc;me le texte de l&rsquo;annonce, ces services d&rsquo;enqu&ecirc;te vous seront peu utiles. <br /> 
<br /> 
Il est &eacute;galement &agrave; noter que les services d&rsquo;enqu&ecirc;te offerts par les op&eacute;rateurs s&rsquo;appliquent uniquement aux annonces et ne s&rsquo;&eacute;tendent pas aux r&eacute;sultats de recherche. Si votre marque est r&eacute;pertori&eacute;e dans les r&eacute;sultats de recherche en raison du fait qu&rsquo;elle apparait sur un site Web, vous devez communiquer avec le propri&eacute;taire de ce site directement, et non avec l&rsquo;op&eacute;rateur du moteur de recherche. <br /> 
<br /> 
Les recours l&eacute;gaux <br /> 
<br /> 
Au Canada, la Loi sur les marques de commerce et d&rsquo;autres dispositions l&eacute;gislatives offrent aux titulaires de marques de commerce des moyens de prot&eacute;ger, entre autres, la valeur commerciale qui est rattach&eacute;e &agrave; ces derni&egrave;res. <br /> 
<br /> 
Plusieurs facteurs doivent &ecirc;tre examin&eacute;s afin de d&eacute;terminer les recours possibles  lorsqu&rsquo;un comp&eacute;titeur utilise votre marque dans le cadre des campagnes publicitaires qu&rsquo;il effectue sur un moteur de recherche, ainsi que les chances de succ&egrave;s de tels recours. Parmi les facteurs, on consid&eacute;rera notamment ce qui suit : <br /> 
<br /> 
&bull;	si votre marque fait partie du texte de l&rsquo;annonce ou si elle est utilis&eacute;e &agrave; titre de mot cl&eacute; seulement; <br /> 
<br /> 
&bull;	la probabilit&eacute; qu&rsquo;un internaute confonde l&rsquo;entreprise de votre comp&eacute;titeur avec la votre en visionnant l&rsquo;annonce et le site Web auquel elle est li&eacute;e; <br /> 
<br /> 
&bull;	si vous &ecirc;tes en mesure de d&eacute;montrer que vous subissez ou subirez des pertes li&eacute;es aux agissements de votre comp&eacute;titeur (par ex. migration de la client&egrave;le, baisse du chiffre d&rsquo;affaires ou autre type de pr&eacute;judice); <br /> 
<br /> 
&bull;	si votre marque est employ&eacute;e en liaison avec des marchandises ou des services; <br /> 
<br /> 
&bull;	si votre marque fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement aupr&egrave;s de l&rsquo;Office de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle du Canada. <br /> 
<br /> 
&Agrave; ce jour, les tribunaux au Canada n&rsquo;ont rendu que quelques d&eacute;cisions sur l&rsquo;utilisation d&rsquo;une marque dans un contexte de publicit&eacute; effectu&eacute;e sur les moteurs de recherche, que ce soit en vertu de la Loi sur les marques de commerce ou d&rsquo;autres dispositions l&eacute;gislatives. Dans les d&eacute;cisions rendues, les tribunaux ont g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t permissifs &agrave; l&rsquo;endroit des comp&eacute;titeurs. Cependant, chaque cas est un cas d&rsquo;esp&egrave;ce et il convient d&rsquo;examiner l&rsquo;utilisation exacte qui est effectu&eacute;e de votre marque afin d&rsquo;&eacute;valuer les chances de succ&egrave;s d&rsquo;un recours. D&eacute;pendamment des circonstances, l&rsquo;envoi d&rsquo;une mise en demeure &agrave; votre comp&eacute;titeur peut constituer une mani&egrave;re appropri&eacute;e d&rsquo;informer celui-ci que vous &ecirc;tes en d&eacute;saccord avec l&rsquo;usage qu&rsquo;il effectue de votre marque et de faire cesser ses agissements. <br /> 
<br /> 
Si vous souhaitiez en savoir davantage sur la fa&ccedil;on de prot&eacute;ger vos marques de commerce ou si vous souhaitiez obtenir des conseils sur tout autre aspect li&eacute; &agrave; vos marques, tels la disponibilit&eacute; et le caract&egrave;re enregistrable d&rsquo;un nom ou d&rsquo;une image que vous envisagez utiliser &agrave; titre de marque, n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec  Me Caroline Jonnaert  et  Me Julie Maronani  afin que nous vous fournissions de plus amples informations &agrave; ce sujet.</p> 
				]]>
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		</item>
		<item>
			<title>Le voile corporatif : faire affaires  avec la bonne personne</title>
			<link>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_105.sn</link>
			<comments>http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_105.sn#comments</comments>
			<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 21:05:16 EST</pubDate>
			<dc:creator>Foucault-Samson Jonathan</dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">http://www.ljt.ca/fr/publications/publication_105.sn</guid>
			<description>
				<![CDATA[
				<p><br />
<strong>Le soul&egrave;vement du voile corporatif<br />
</strong></p>
<p>L'article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec &eacute;num&egrave;re les exceptions permettant la lev&eacute;e du voile corporatif. C&rsquo;est ainsi que le voile corporatif ne peut &ecirc;tre soulev&eacute; que si ce dernier sert &agrave; masquer une fraude, abuser d&rsquo;un droit ou encore aux fins de contrevenir &agrave; une r&egrave;gle d&rsquo;ordre public.<br />
<br />
Les tribunaux prennent d&rsquo;ailleurs position &agrave; l&rsquo;effet que, pour soulever le voile corporatif, l&rsquo;actionnaire doit &ecirc;tre l&rsquo;alter ego ou l&rsquo;&acirc;me dirigeante de la soci&eacute;t&eacute;. Il est &eacute;galement possible qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; comportant plusieurs actionnaires soit consid&eacute;r&eacute;e l&rsquo;alter ego de ceux-ci, sujet toutefois &agrave; le prouver devant le tribunal. Il s&rsquo;agira alors de d&eacute;montrer que ces actionnaires, agissant de concert, utilisent la soci&eacute;t&eacute; comme fa&ccedil;ade pour mener des activit&eacute;s pour leur propre b&eacute;n&eacute;fice.<br />
<br />
De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, les tribunaux doivent respecter le voile corporatif malgr&eacute; le fait qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; est administr&eacute;e par un actionnaire et administrateur unique dans la mesure o&ugrave; les actes reproch&eacute;s ne sont pas ceux prohib&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec. Ainsi, on ne peut aller &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;intention du l&eacute;gislateur eu &eacute;gard aux possibilit&eacute;s de distinguer les soci&eacute;t&eacute;s de leurs actionnaires. L&rsquo;inverse est &eacute;galement vrai, on ne peut reprocher &agrave; une soci&eacute;t&eacute; les gestes d&rsquo;un individu, par exemple son actionnaire ou son administrateur, que lorsque cet individu &agrave; agi en cette qualit&eacute;.<br />
<br />
La personnalit&eacute; juridique distincte &eacute;tant probablement l'avantage le plus recherch&eacute; par les entrepreneurs, il est crucial que cette derni&egrave;re soit ad&eacute;quatement prot&eacute;g&eacute;e par les tribunaux, le tout afin d&rsquo;en assurer une certaine pr&eacute;visibilit&eacute; et stabilit&eacute;. Toute incertitude &agrave; cet &eacute;gard d&eacute;couragerait tr&egrave;s certainement les investisseurs dans le cadre de la capitalisation des entreprises &eacute;mergeantes.<br />
<br />
<strong>Aspects pratiques : exemples jurisprudentiels<br />
</strong></p>
<p>La personnalit&eacute; juridique distincte est pr&eacute;sente dans la vie de tous les jours, notamment lors de la signature d&rsquo;un contrat, que ce dernier soit de petite ou grande envergure. Cette notion doit bien &eacute;videmment &ecirc;tre tr&egrave;s bien maitris&eacute;e par les gens d&rsquo;affaires afin d&rsquo;&eacute;viter des situations regrettables.<br />
<br />
Cette mise en garde s'illustre bien en la r&eacute;cente d&eacute;cision de la cour d'appel Domaine de l'Or&eacute;e des bois La Plaine inc. c. Garon , M. Proulx, pr&eacute;sident et seul actionnaire de la soci&eacute;t&eacute; vis&eacute;e, avait conclu personnellement un contrat avec une soci&eacute;t&eacute; de courtage immobilier afin de trouver des terrains &agrave; d&eacute;velopper. Un contrat intitul&eacute; &laquo; Compl&eacute;ment au contrat de courtage &raquo; a aussi &eacute;t&eacute; conclu directement avec l'agent d'immeuble afin de lui verser une indemnit&eacute; pour ses efforts si les recherches n'aboutissaient pas &agrave; un achat.<br />
<br />
&Agrave; la demande de M. Proulx, des promesses d'achat ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es directement &agrave; sa soci&eacute;t&eacute;. N'ayant pas achet&eacute; de terrain, M. Proulx a refus&eacute; de payer l'indemnit&eacute; &agrave; l'agent d'immeuble, all&eacute;guant un manque d'effort et une situation de conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts. Ce qui est singulier, c'est que la soci&eacute;t&eacute; de M. Proulx, dont il &eacute;tait &eacute;vident qu'elle &eacute;tait son alter ego, avait aussi &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e en premi&egrave;re instance.<br />
<br />
La Cour d'appel a consid&eacute;r&eacute; que, bien que le contrat de courtage ait &eacute;t&eacute; conclu initialement au b&eacute;n&eacute;fice de la soci&eacute;t&eacute;, il n'en demeure pas moins que c'est M. Proulx, personnellement, qui &eacute;tait le cocontractant. Dans ce cas, les juges ne pouvaient conclure &agrave; la fraude ou &agrave; la manipulation de la soci&eacute;t&eacute; au profit de M. Proulx, ce qui interdisait le soul&egrave;vement du voile corporatif et la condamnation de la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
Il ressort de cette d&eacute;cision que l'identit&eacute; du cocontractant est essentielle et ne doit pas &ecirc;tre substitu&eacute;e sans en avoir d'abord examin&eacute; les cons&eacute;quences. Lors des n&eacute;gociations contractuelles, c'est une information &agrave; ne pas n&eacute;gliger, surtout si on d&eacute;sire entretenir une relation d'affaire s&eacute;rieuse et &agrave; long terme. Si les choses tournent mal, il n'est pas souhaitable d'&ecirc;tre l'adversaire d'une soci&eacute;t&eacute; sans actifs qui ne s'av&egrave;re &ecirc;tre qu'une fa&ccedil;ade!<br />
<br />
Un autre exemple en provenance de la Cour d'appel d&eacute;montre bien l'importance de pr&eacute;ciser l'identit&eacute; des partenaires contractuels. Dans Emballages Alpha inc. c. Industries Rocand inc. , quatre actionnaires fondent Emballages Alpha afin de commercialiser des fioles pharmaceutiques. Un des actionnaires, M. Rochette, a une exp&eacute;rience dans la fabrication de moules et est aussi actionnaire et administrateur de deux autres soci&eacute;t&eacute;s, Rocand et Plastin. Ces soci&eacute;t&eacute;s fourniront des services &agrave; Alpha dans l'&eacute;laboration et la commercialisation de leurs produits. Trois soumissions sont pr&eacute;par&eacute;es par M. Rochette: les deux premi&egrave;res au nom de Rocand et la troisi&egrave;me au nom de Plastin. C'est cette derni&egrave;re soumission qui a men&eacute; &agrave; un contrat de fabrication de moules pour Alpha, Rocand agissant comme sous-traitant.<br />
<br />
Malheureusement, les produits s'av&egrave;rent un &eacute;chec et les d&eacute;lais de livraison promis aux clients d'Alpha ne sont pas respect&eacute;s. M. Rochette quitte Emballages Alpha et est poursuivi, de m&ecirc;me que ses soci&eacute;t&eacute;s Rocand et Plastin, par Alpha. En premi&egrave;re instance, la responsabilit&eacute; de M. Rochette, &agrave; titre d'administrateur d'Alpha, n'a pas &eacute;t&eacute; retenue. En effet, il n'a pas commis de fraude envers Alpha et il n'avait pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce que le projet ne fonctionne pas. Par contre, Rocand et Plastin, sans distinction, sont condamn&eacute;es &agrave; rembourser certaines sommes et &agrave; verser des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<br />
<br />
La Cour d'appel est en d&eacute;saccord. Elle est d'avis que bien que Rocand et Plastin soient toutes deux des alter ego de M. Rochette, il n'en demeure pas moins qu'elles ont des personnalit&eacute;s juridiques distinctes. Le juge Forget explique :<br />
<br />
[39] &Agrave; l'&eacute;poque pertinente, MM. Filiatrault et Poirier n'ont pas attach&eacute; d'importance &agrave; cette question.<br />
<br />
[40] Il faut dire que :<br />
40.1. M. Rochette est le seul int&eacute;ress&eacute; dans Plastin et Rocand;<br />
40.2. Plastin et Rocand exercent leurs activit&eacute;s dans les m&ecirc;mes lieux;<br />
40.3. Dans la troisi&egrave;me soumission, le nom de Plastin a &eacute;t&eacute; substitu&eacute; &agrave; celui de Rocand sans aucune explication ni justification;<br />
40.4. Plastin n'avait pas d'employ&eacute;s; ce sont les employ&eacute;s de Rocand qui ex&eacute;cutaient les travaux confi&eacute;s &agrave; Plastin;<br />
<br />
[41] Malgr&eacute; cette confusion - peut-&ecirc;tre entretenue par M. Rochette - on ne peut ignorer la personnalit&eacute; juridique de Plastin et de Rocand en l'absence d'une fraude ou d'un contournement d'une loi d'int&eacute;r&ecirc;t publique (sic).<br />
<br />
[42] Rocand et Plastin plaident que cette derni&egrave;re &eacute;tait la seule partie li&eacute;e par les obligations contractuelles et que Rocand &eacute;tait un sous-traitant de Plastin.<br />
<br />
[43] Les repr&eacute;sentants d'Alpha, MM. Filiatrault et Poirier, ne pouvaient ignorer que le contrat avait &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec Plastin et que les paiements ont &eacute;t&eacute; faits &agrave; Plastin.<br />
<br />
[44] Il faut donc conclure que, sur le plan juridique, le contrat a &eacute;t&eacute; conclu avec Plastin et que Rocand &eacute;tait un sous-traitant de celle-ci.<br />
<br />
Le contrat ayant &eacute;t&eacute; conclu avec Plastin, la responsabilit&eacute; de Rocand n'a ainsi pu &ecirc;tre retenue qu'&agrave; titre de sous-traitant ayant commis une faute d'ex&eacute;cution.<br />
<br />
En somme, le voile corporatif entre une soci&eacute;t&eacute; et son actionnaire est d'une importance capitale. Il faut &eacute;viter de tout m&eacute;langer! Un individu peut agir, d'une part, pour son propre compte ou, d'autre part, &agrave; titre de repr&eacute;sentant d'une soci&eacute;t&eacute;. C'est la raison pour laquelle les documents contractuels de l'entreprise ne doivent pas &ecirc;tre pris &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Si un recours judiciaire s'av&eacute;rait n&eacute;cessaire, l'identit&eacute; du cocontractant peut faire toute la diff&eacute;rence quant aux sommes qu'on peut &eacute;ventuellement r&eacute;cup&eacute;rer. Toutefois, rappelons-le, l&rsquo;actionnaire sera tenu responsable d&rsquo;agissements de la soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;en l&rsquo;application des dispositions de l'article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec, tel par exemple, en cas d&rsquo;utilisation pour masquer une fraude ou un abus de droit.<br />
<br />
N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec nous si vous souhaitez obtenir de plus amples informations eu &eacute;gard au voile corporatif et &agrave; son soul&egrave;vement.</p>
				]]>
			</description>
			<content:encoded>
				<![CDATA[
				<p> <br /> 
<strong> Le soul&egrave;vement du voile corporatif<br /> 
</strong> </p> 
<p> L'article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec &eacute;num&egrave;re les exceptions permettant la lev&eacute;e du voile corporatif. C&rsquo;est ainsi que le voile corporatif ne peut &ecirc;tre soulev&eacute; que si ce dernier sert &agrave; masquer une fraude, abuser d&rsquo;un droit ou encore aux fins de contrevenir &agrave; une r&egrave;gle d&rsquo;ordre public.<br /> 
<br /> 
Les tribunaux prennent d&rsquo;ailleurs position &agrave; l&rsquo;effet que, pour soulever le voile corporatif, l&rsquo;actionnaire doit &ecirc;tre l&rsquo;alter ego ou l&rsquo;&acirc;me dirigeante de la soci&eacute;t&eacute;. Il est &eacute;galement possible qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; comportant plusieurs actionnaires soit consid&eacute;r&eacute;e l&rsquo;alter ego de ceux-ci, sujet toutefois &agrave; le prouver devant le tribunal. Il s&rsquo;agira alors de d&eacute;montrer que ces actionnaires, agissant de concert, utilisent la soci&eacute;t&eacute; comme fa&ccedil;ade pour mener des activit&eacute;s pour leur propre b&eacute;n&eacute;fice.<br /> 
<br /> 
De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, les tribunaux doivent respecter le voile corporatif malgr&eacute; le fait qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; est administr&eacute;e par un actionnaire et administrateur unique dans la mesure o&ugrave; les actes reproch&eacute;s ne sont pas ceux prohib&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec. Ainsi, on ne peut aller &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;intention du l&eacute;gislateur eu &eacute;gard aux possibilit&eacute;s de distinguer les soci&eacute;t&eacute;s de leurs actionnaires. L&rsquo;inverse est &eacute;galement vrai, on ne peut reprocher &agrave; une soci&eacute;t&eacute; les gestes d&rsquo;un individu, par exemple son actionnaire ou son administrateur, que lorsque cet individu &agrave; agi en cette qualit&eacute;.<br /> 
<br /> 
La personnalit&eacute; juridique distincte &eacute;tant probablement l'avantage le plus recherch&eacute; par les entrepreneurs, il est crucial que cette derni&egrave;re soit ad&eacute;quatement prot&eacute;g&eacute;e par les tribunaux, le tout afin d&rsquo;en assurer une certaine pr&eacute;visibilit&eacute; et stabilit&eacute;. Toute incertitude &agrave; cet &eacute;gard d&eacute;couragerait tr&egrave;s certainement les investisseurs dans le cadre de la capitalisation des entreprises &eacute;mergeantes.<br /> 
<br /> 
<strong> Aspects pratiques : exemples jurisprudentiels<br /> 
</strong> </p> 
<p> La personnalit&eacute; juridique distincte est pr&eacute;sente dans la vie de tous les jours, notamment lors de la signature d&rsquo;un contrat, que ce dernier soit de petite ou grande envergure. Cette notion doit bien &eacute;videmment &ecirc;tre tr&egrave;s bien maitris&eacute;e par les gens d&rsquo;affaires afin d&rsquo;&eacute;viter des situations regrettables.<br /> 
<br /> 
Cette mise en garde s'illustre bien en la r&eacute;cente d&eacute;cision de la cour d'appel Domaine de l'Or&eacute;e des bois La Plaine inc. c. Garon , M. Proulx, pr&eacute;sident et seul actionnaire de la soci&eacute;t&eacute; vis&eacute;e, avait conclu personnellement un contrat avec une soci&eacute;t&eacute; de courtage immobilier afin de trouver des terrains &agrave; d&eacute;velopper. Un contrat intitul&eacute; &laquo; Compl&eacute;ment au contrat de courtage &raquo; a aussi &eacute;t&eacute; conclu directement avec l'agent d'immeuble afin de lui verser une indemnit&eacute; pour ses efforts si les recherches n'aboutissaient pas &agrave; un achat.<br /> 
<br /> 
&Agrave; la demande de M. Proulx, des promesses d'achat ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es directement &agrave; sa soci&eacute;t&eacute;. N'ayant pas achet&eacute; de terrain, M. Proulx a refus&eacute; de payer l'indemnit&eacute; &agrave; l'agent d'immeuble, all&eacute;guant un manque d'effort et une situation de conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts. Ce qui est singulier, c'est que la soci&eacute;t&eacute; de M. Proulx, dont il &eacute;tait &eacute;vident qu'elle &eacute;tait son alter ego, avait aussi &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e en premi&egrave;re instance.<br /> 
<br /> 
La Cour d'appel a consid&eacute;r&eacute; que, bien que le contrat de courtage ait &eacute;t&eacute; conclu initialement au b&eacute;n&eacute;fice de la soci&eacute;t&eacute;, il n'en demeure pas moins que c'est M. Proulx, personnellement, qui &eacute;tait le cocontractant. Dans ce cas, les juges ne pouvaient conclure &agrave; la fraude ou &agrave; la manipulation de la soci&eacute;t&eacute; au profit de M. Proulx, ce qui interdisait le soul&egrave;vement du voile corporatif et la condamnation de la soci&eacute;t&eacute;.<br /> 
<br /> 
Il ressort de cette d&eacute;cision que l'identit&eacute; du cocontractant est essentielle et ne doit pas &ecirc;tre substitu&eacute;e sans en avoir d'abord examin&eacute; les cons&eacute;quences. Lors des n&eacute;gociations contractuelles, c'est une information &agrave; ne pas n&eacute;gliger, surtout si on d&eacute;sire entretenir une relation d'affaire s&eacute;rieuse et &agrave; long terme. Si les choses tournent mal, il n'est pas souhaitable d'&ecirc;tre l'adversaire d'une soci&eacute;t&eacute; sans actifs qui ne s'av&egrave;re &ecirc;tre qu'une fa&ccedil;ade!<br /> 
<br /> 
Un autre exemple en provenance de la Cour d'appel d&eacute;montre bien l'importance de pr&eacute;ciser l'identit&eacute; des partenaires contractuels. Dans Emballages Alpha inc. c. Industries Rocand inc. , quatre actionnaires fondent Emballages Alpha afin de commercialiser des fioles pharmaceutiques. Un des actionnaires, M. Rochette, a une exp&eacute;rience dans la fabrication de moules et est aussi actionnaire et administrateur de deux autres soci&eacute;t&eacute;s, Rocand et Plastin. Ces soci&eacute;t&eacute;s fourniront des services &agrave; Alpha dans l'&eacute;laboration et la commercialisation de leurs produits. Trois soumissions sont pr&eacute;par&eacute;es par M. Rochette: les deux premi&egrave;res au nom de Rocand et la troisi&egrave;me au nom de Plastin. C'est cette derni&egrave;re soumission qui a men&eacute; &agrave; un contrat de fabrication de moules pour Alpha, Rocand agissant comme sous-traitant.<br /> 
<br /> 
Malheureusement, les produits s'av&egrave;rent un &eacute;chec et les d&eacute;lais de livraison promis aux clients d'Alpha ne sont pas respect&eacute;s. M. Rochette quitte Emballages Alpha et est poursuivi, de m&ecirc;me que ses soci&eacute;t&eacute;s Rocand et Plastin, par Alpha. En premi&egrave;re instance, la responsabilit&eacute; de M. Rochette, &agrave; titre d'administrateur d'Alpha, n'a pas &eacute;t&eacute; retenue. En effet, il n'a pas commis de fraude envers Alpha et il n'avait pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce que le projet ne fonctionne pas. Par contre, Rocand et Plastin, sans distinction, sont condamn&eacute;es &agrave; rembourser certaines sommes et &agrave; verser des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<br /> 
<br /> 
La Cour d'appel est en d&eacute;saccord. Elle est d'avis que bien que Rocand et Plastin soient toutes deux des alter ego de M. Rochette, il n'en demeure pas moins qu'elles ont des personnalit&eacute;s juridiques distinctes. Le juge Forget explique :<br /> 
<br /> 
[39] &Agrave; l'&eacute;poque pertinente, MM. Filiatrault et Poirier n'ont pas attach&eacute; d'importance &agrave; cette question.<br /> 
<br /> 
[40] Il faut dire que :<br /> 
40.1. M. Rochette est le seul int&eacute;ress&eacute; dans Plastin et Rocand;<br /> 
40.2. Plastin et Rocand exercent leurs activit&eacute;s dans les m&ecirc;mes lieux;<br /> 
40.3. Dans la troisi&egrave;me soumission, le nom de Plastin a &eacute;t&eacute; substitu&eacute; &agrave; celui de Rocand sans aucune explication ni justification;<br /> 
40.4. Plastin n'avait pas d'employ&eacute;s; ce sont les employ&eacute;s de Rocand qui ex&eacute;cutaient les travaux confi&eacute;s &agrave; Plastin;<br /> 
<br /> 
[41] Malgr&eacute; cette confusion - peut-&ecirc;tre entretenue par M. Rochette - on ne peut ignorer la personnalit&eacute; juridique de Plastin et de Rocand en l'absence d'une fraude ou d'un contournement d'une loi d'int&eacute;r&ecirc;t publique (sic).<br /> 
<br /> 
[42] Rocand et Plastin plaident que cette derni&egrave;re &eacute;tait la seule partie li&eacute;e par les obligations contractuelles et que Rocand &eacute;tait un sous-traitant de Plastin.<br /> 
<br /> 
[43] Les repr&eacute;sentants d'Alpha, MM. Filiatrault et Poirier, ne pouvaient ignorer que le contrat avait &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec Plastin et que les paiements ont &eacute;t&eacute; faits &agrave; Plastin.<br /> 
<br /> 
[44] Il faut donc conclure que, sur le plan juridique, le contrat a &eacute;t&eacute; conclu avec Plastin et que Rocand &eacute;tait un sous-traitant de celle-ci.<br /> 
<br /> 
Le contrat ayant &eacute;t&eacute; conclu avec Plastin, la responsabilit&eacute; de Rocand n'a ainsi pu &ecirc;tre retenue qu'&agrave; titre de sous-traitant ayant commis une faute d'ex&eacute;cution.<br /> 
<br /> 
En somme, le voile corporatif entre une soci&eacute;t&eacute; et son actionnaire est d'une importance capitale. Il faut &eacute;viter de tout m&eacute;langer! Un individu peut agir, d'une part, pour son propre compte ou, d'autre part, &agrave; titre de repr&eacute;sentant d'une soci&eacute;t&eacute;. C'est la raison pour laquelle les documents contractuels de l'entreprise ne doivent pas &ecirc;tre pris &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Si un recours judiciaire s'av&eacute;rait n&eacute;cessaire, l'identit&eacute; du cocontractant peut faire toute la diff&eacute;rence quant aux sommes qu'on peut &eacute;ventuellement r&eacute;cup&eacute;rer. Toutefois, rappelons-le, l&rsquo;actionnaire sera tenu responsable d&rsquo;agissements de la soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;en l&rsquo;application des dispositions de l'article 317 du Code civil du Qu&eacute;bec, tel par exemple, en cas d&rsquo;utilisation pour masquer une fraude ou un abus de droit.<br /> 
<br /> 
N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; communiquer avec nous si vous souhaitez obtenir de plus amples informations eu &eacute;gard au voile corporatif et &agrave; son soul&egrave;vement.</p> 
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